C'est au meeting de Manuel Valls que tous les perturbateurs semblaient s'être donné rendez-vous
POLITIQUE - Commencer ce meeting n'a pas été chose simple pour Manuel Valls. Le candidat de la primaire de la gauche prenait la parole devant un millier de ses militants au Trianon à Paris ce vendredi 20 janvier et celui-ci a été interrompu à plusieurs reprises par des activistes défendants des causes diverses.
Les manifestations contre la loi Travail sont lointaines mais certains n'ont pas oublié l'utilisation de l'article 49.3 de la constitution par Manuel Valls lorsqu'il était premier ministre. Le candidat a beau être revenu sur l'utilisation de cette loi en expliquant qu'on le lui avait imposée, cela n'a pas suffit pour apaiser la colère de ce militant qui a hurlé "49.3, on oublie pas". L'ex premier ministre ne s'est pas laissé impressionner, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article.
Deux militants gabonais se sont prêtés au même exercice en criant "Libérez le Gabon". Ils ont été maitrisés par le service de sécurité avant d'être reconduits à l'extérieur de la salle. Les CRS étaient d'ailleurs présents en nombre comme l'a remarqué notre journaliste sur place.
Une bonne dizaine de cars CRS pour le meeting de Manuel Valls au Trianon. #PrimaireGauche pic.twitter.com/wNWOWj5NpD
— Pierre Tremblay (@tremblay_p) 20 janvier 2017
Quelques militants interrogés par Le Huff Post ont fait part de leur lassitude après une campagne minée par de multiples incidents pour l'ex-premier ministre. Ce dernier a été notamment vilipendé par une sympathisante socialiste dans le Doubs, enfariné lors d'un déplacement à Strasbourg et giflé lors d'une visite en Bretagne.
"C'est hors de question de laisser salir la démocratie par ceux qui attaquent Manuel Valls", affirme Julien, un jeune militant pour qui l'article 49.3 n'a rien d'anti-démocratique car "il fait partie de la constitution". "C'est toujours le même procès. On connaît la rengaine : 'c'est un socio-traître'. Mais c'est plus difficile de mettre les mains dans le camboui que de tout critiquer", affirme quant à lui Pascal, un autre soutien du candidat.
Ce dernier meeting de Manuel Valls avant le premier tour de la primaire a été marqué par plusieurs critiques à peine voilées envers la surprise de cette campagne, Benoît Hamon, et la mesure-phare de ce dernier, le revenu universel. "Je ne veux pas de ces mirages qui s'évaporent en un instant et qui sèment la désillusion, la rancune, les procès en trahison", a lancé l'ex-maire d'Evry, devant de nombreux militants venus d'Essonne pour l'occasion. "La gauche, elle gagne quand elle est crédible, avec des propositions qui le sont tout autant", a aussi taclé Manuel Valls.
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