Loi travail: "les manifestations statiques, pas les plus faciles à gérer", selon Jacob (LR)
Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a assuré mardi que les manifestations statiques, comme proposé pour jeudi à Paris aux syndicats opposés à la loi travail, "ne sont pas les plus faciles à gérer".
"C'est souvent plus compliqué à gérer car, à un moment il y a des échauffements dans une foule que l'on contraint à ne pas bouger", a mis en garde cet élu de Seine-et-Marne, ancien responsable syndical agricole, tout en renvoyant au gouvernement la "responsabilité" de prendre la bonne décision sur le maintien ou non d'un rassemblement.
"L'ordre public doit être maintenu. A lui de trouver les moyens", a appuyé M. Jacob devant la presse, dénonçant une "gestion irresponsable" jusqu'alors.
"Où est M. Valls sur ces sujets de sécurité depuis trois mois ?", a-t-il interrogé, accusant le gouvernement d'avoir "laissé se développer l'anarchie", avec notamment l'autorisation des occupations de places par le mouvement Nuit Debout.
Le patron du groupe LR considère aussi qu'il n'y a pas eu d'"instructions claires" aux policiers, par exemple lors des dégradations sur l'hôpital Necker à Paris la semaine dernière. "Pourquoi ces groupes d'extrême gauche ultra violents, de casseurs, ne sont pas dissous ?", a-t-il déploré.