Dilma Rousseff annule un voyage aux USA
M. Temer, 75 ans, succèderait à Mme Rousseff, jusqu'aux élections générales de 2018, si elle était destituée par le Parlement. La menace d'une destitution de la présidente, accusée par l'opposition d'avoir maquillé les comptes publics, se fait désormais plus précise après le divorce du PMDB. Première force parlementaire avec 69 députés sur 513 et 18 sénateurs sur 81, ce parti était le principal allié de la coalition au pouvoir, dirigée par le Parti des travailleurs (PT, gauche), et faisait partie depuis 2004 du gouvernement. Les pro-destitution devront obtenir au moins deux tiers des voix des députés (342 sur 513) pour que soit prononcée la mise en accusation de la présidente devant le Sénat, qui aura le dernier mot. Le PMDB espère entraîner dans son sillage plusieurs partis indécis du "grand centre" mou de la coalition de Mme Rousseff pour précipiter sa chute et livrer la présidence sur un plateau à son chef Michel Temer.
Face au climat de débandade générale, le camp présidentiel cherche à stopper l'hémorragie en tentant de convaincre les parlementaires, député par député, de ne pas voter la destitution, en proposant des portefeuilles ministériels et divers postes au sein de la machine gouvernementale.
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