Suisse: coup de filet dans le milieu de la mafia
Il s'agit de ressortissants italiens, faisant l'objet de demandes d'extradition envoyées par l'Italie à la Suisse en 2015 et 2016.
Douze personnes ont été arrêtées dans le canton de Thurgovie au Nord, une à Zurich au Nord et deux dans le Valais au Sud. Les demandes d'extradition italiennes reposent sur des mandats d'arrêt et sur deux jugements émis par le tribunal de Reggio de Calabre (sud de l'Italie) pour appartenance à une organisation criminelle. Deux des individus concernés ont déjà été condamnés, l'un à neuf ans et l'autre à six ans d'emprisonnement.
Les personnes arrêtées refusent presque toutes d'être arrêtées, a indiqué l'OFJ. Les autorités suisses doivent à présent rendre leur décision sur l'extradition en se fondant sur les demandes transmises par l'Italie et sur les éventuelles prises de position écrites des détenus. La plupart des personnes résident en Suisse depuis des années, indique encore l'OFJ. Une mise en liberté sous caution et conditionnelle est envisageable, indique encore l'OFJ.
Les personnes arrêtées sont soupçonnées d'être membres de la cellule de Frauenfeld, une ville du nord de la Suisse, de la 'Ndrangheta calabraise. L'appartenance à cette organisation criminelle se traduit notamment par la participation à des réunions et à des rituels, la soumission à des structures hiérarchiques et une obéissance absolue. Outre les personnes arrêtées, deux autres suspects ont été cités à comparaître pour être entendus. Comme ces suspects sont naturalisés suisses, ils ne peuvent être mis en détention en vue d'extradition.
L'un de ces 2 suspects a été entendu aujourd'hui et s'est déclaré opposé à l'extradition. L'autre personne sera interrogée la semaine prochaine.