Une sélection mondialiste change de coach (Officiel)
Le temps presse, la pression est immense. À seulement deux mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, une nation qualifiée pour la grand-messe du football a décidé de faire sa révolution. Après une série de résultats catastrophiques en matches amicaux, la fédération a tranché dans le vif et a décidé de se séparer de son sélectionneur. Un choix audacieux, un véritable coup de poker, qui a abouti à la nomination d’un globe-trotter du football mondial, un homme d’expérience au CV long comme le bras.
Le Ghana confie les clés à Carlos Queiroz
Cette nation, c’est le Ghana. Et le nouvel homme fort des Black Stars se nomme Carlos Queiroz. La Fédération ghanéenne a officialisé ce lundi la nomination du technicien portugais, qui succède à Otto Addo, limogé fin mars après une série de quatre défaites consécutives. À 73 ans, l’ancien entraîneur du Real Madrid et adjoint de Sir Alex Ferguson à Manchester United s’offre un dernier défi, et pas des moindres.
En choisissant Queiroz, le Ghana fait le pari de l’expérience. Le Portugais est un habitué des Coupes du Monde, qu’il a déjà disputées à quatre reprises avec trois sélections différentes (Afrique du Sud, Portugal, Iran). Il détient même le record du monde du nombre de victoires en tant que sélectionneur (140). Un gage de savoir-faire, une assurance tous risques pour un groupe qui a besoin d’être rassuré.
« Ce n’est pas juste un travail, c’est une mission »
Conscient de l’urgence de la situation, le technicien portugais a tenu à adresser un message fort dès sa prise de fonction. « C’est avec un profond sentiment de gratitude envers la GFA, de responsabilité et d’humilité que j’embrasse ce nouveau chapitre », a-t-il déclaré dans son premier communiqué. Affichant un immense respect pour le talent et l’« âme footballistique » de sa nouvelle équipe, Queiroz a immédiatement posé le cadre de son mandat tactique et mental : « Ensemble, avec unité, discipline et ambition, nous travaillerons pour honorer les attentes d’une grande nation du football. Ce n’est pas juste un travail supplémentaire — c’est une mission. Et je suis prêt à mettre, une fois de plus, toute mon expérience au service du jeu. »
Un groupe de la mort et une course contre la montre
Mais ce choix reste un pari risqué. Changer de sélectionneur si près de l’échéance est toujours un saut dans l’inconnu. D’autant plus que le temps est compté. Carlos Queiroz doit prendre ses fonctions « immédiatement » pour préparer un Mondial qui s’annonce périlleux. Le Ghana a en effet hérité d’un groupe de la mort, avec l’Angleterre, la Croatie et le Panama.
La mission commando est lancée. Le technicien va devoir, en un temps record, imposer sa patte, trouver la bonne formule, et redonner confiance à un groupe en plein doute. Le défi est immense, à la hauteur de l’homme. Le Ghana a choisi de jouer son va-tout. Reste à savoir si ce pari de la dernière minute sera payant.