Cannes: le monde à travers des yeux d'enfants au menu de la 65e Semaine de la critique
Cette édition met en avant des films qui présentent "le monde à travers des yeux d'enfants, d'adolescents ou de jeunes adultes", a indiqué à l'AFP Ava Cahen, déléguée générale de la Semaine de la critique.
Fondée en 1962, la Semaine de la critique programme des premiers ou deuxièmes films. En 2025, le Grand Prix avait récompensé la comédie queer thaïlandaise déjantée "A Useful Ghost".
La Semaine de la critique avait aussi décerné un prix du jury à "Imago", premier film tchétchène de l'histoire du festival de Cannes. Cette année encore, cette section parallèle a sélectionné plusieurs longs-métrages issus de pays n'ayant jamais eu les honneurs du festival.
"The Station", réalisé par Sara Ishaq, est un film yéménite racontant l'histoire d'une femme gestionnaire d'une station-service dans un pays déchiré par la guerre civile et qui tente de résister à l'oppression, notamment patriarcale.
Première fois aussi pour le Kosovo avec "Dua", de Blerta Basholi, un portrait d'une jeune fille de 13 ans dont l'entrée dans l'adolescence est bouleversée par la guerre avec la Serbie.
Au total, sept films ont été sélectionnés en compétition et quatre hors compétition. Six réalisatrices font partie de la sélection, dont cinq pour le Grand prix.
La cinéaste chinoise Zou Jing présente avec "A Girl Unknown" l'histoire d'une jeune fille et sa quête d'identité entre l'enfance et l'adolescence, en trois chapitres, alors qu'elle est ballotée de famille en famille.
"Tin Castle", de l'Irlandais Alexander Murphy, est un documentaire sur des familles nomades qui refusent la sédentarité en Irlande. "Seis meses en el edificio rosa con azul", premier long-métrage du Mexicain Bruno Santamaria Razo, raconte lui la maladie et l'épidémie de sida vues à travers les yeux d'un enfant dont le père est malade.
"Ce qu'on a trouvé beau cette année, c'est qu'on voit que le monde va mal, mais il y a quand même dans chaque film une volonté de résister ensemble, avec énormément de vie, même dans les drames", a poursuivi Ava Cahen.
La composition du jury (présidé l'année dernière par Rodrigo Sorogoyen dont le dernier film sera en lice pour la Palme d'or) n'est pas encore connue.