Deux ans après, Besse a pu renouer avec la tradition de la Saint-Cochon
Il y avait de gros flocons, du vent, des moufles, de chaudes écharpes ou encore des bonnets, mais malgré cela, on pouvait distinguer de larges sourires, samedi 21 janvier dans les rues médiévales de Besse.
Dès 7?h?30, le bourg était enveloppé par l’odeur de l’alambic qui faisait bouillir les saucissons au marc d’Auvergne. « Un goût exceptionnel », avouait même Philippe, Clermontois « monté à Besse » pour passer le samedi entre copains.
Une journée unique en son genreLe roi de la journée a fait, lui, son apparition sur les coups de 10 heures, tirés par des ânes. Une arrivée remarquée pour l’animal mesuré plus de 180 kg sur la balance. « Une belle bête », confirme Francine, habitante de Saint-Clément-de-Régnat, qui était présente sur place pour la première fois. « Et j’aime beaucoup l’ambiance. »C'est trainé par des ânes que le cochon a fait son arrivée à Besse. Photo Franck Boileau
Car lors de la Saint-Cochon, c’est la fête qui prime. Celle du cochon bien sûr, qui est brûlé, brossé et découpé dans le respect des traditions ancestrales. Mais aussi celle du partage et de la convivialité, où toutes les générations sont réunies pour une journée et parfois un peu plus. Comme Damien et Aurélie, venus avec plusieurs amis d’Indre. « C’est la 4e fois que l’on participe à la Saint-Cochon, et à chaque fois, c’est un bon moment. On loue un chalet, on passe le samedi à faire la fête et le dimanche du ski. »Dégustations, déguisement, la journée a été prétexte à passer de bons moments entre amis. Photo Franck Boileau
Mais avant de descendre les pistes, le couple a pu déguster, comme 1.600 personnes, dont des dizaines de personnalités locales, pieds de cochon, jambon au foin ou encore fromages locaux. Le tout en musique grâce à la banda de Cournon et la fanfare express. Personnalités politiques ou encore du monde associatif, la Saint-Cochon de Besse est le lieu où il fallait être. Photo Mairie de Besse.
« C’était un événement qui nous manquait. Et je crois qu’il manquait à beaucoup de monde, car les gens sont venus nombreux, se félicitait Lionel Gay, maire de Besse. Nous sommes très contents, parce que même après deux ans sans, la féerie marche encore autour du cochon et du partage. Cela fait du bien de laisser les soucis de côté et de simplement faire la fête. »
Jean-Baptiste Botella