Privés de natation, les athlètes de l'Ironman de Vichy (Allier) se disent frustrés mais heureux
Un triathlon sans natation, ce n'est pas un triathlon. Vendredi, quelques minutes après l'annonce officielle de la direction de course, quelques triathlètes amateurs ne cachaient pas leur déception. "Venir du Luxembourg et payer 380 euros pour ne pas faire un triathlon, cela fait chier", avait déclaré sans filtre Michaël Zeyer, un concurrent en lice pour le 70.3.
Des entraînements qui tombent à l'eauÀ l'arrivée de l'Ironman 2022 ce dimanche, les athlètes se faisaient moins critiques. "Le bike and run, c'était une première pour moi. Bien sûr, j'étais forcément déçu d'avoir nagé plusieurs fois par semaine l'hiver dernier pour être prêt le jour J mais au final, c'était une super fête malgré tout", reconnait Ugo Lovera, sociétaire du Team Mermillod Triathlon.
La santé d'abordVenu de Belgique, Michaël Louys ne cache pas sa frustration : "Je ne suis pas un bon nageur mais je voulais nager parce que je suis triathlète". Et d'ajouter : "La situation était la même pour tout le monde et franchement, je préfère ne pas rentrer à la maison avec une bactérie."
Une première à VichyLicencié au RCA Triathlon Arras, Nicolas Violland préfère en sourire : "J'ai couru plusieurs triathlons et c'est la première fois que je prends directement le départ en vélo. C'est une expérience supplémentaire dans ma carrière de sportif." Avant de reconnaître le bien-fondé de la décision de la direction : "Imaginons un instant qu'il y ait deux ou trois cent malades, ça ne serait pas terrible."
Au revoir et à l'année prochaineLaurent Lambert, sociétaire du club de Monaco qui n'avait pas disputé d'Ironman depuis plusieurs années, se dit lui aussi déçu de ne pas avoir piqué une tête dans l'Allier mais "on ne transige pas avec la sécurité des athlètes et, au final, ce n'est pas grave car je reviendrai l'année prochaine pour la totale, cette fois".
Texte et vidéo : Martial Delecluse