Un « beau joyeux bordel de spectacles à découvrir » : mon premier Festival d'Aurillac (Cantal)
Un beau joyeux bordel de spectacles à découvrir. C’est ce que je dirai désormais si l’on me demande comment je définis le Festival international de théâtre de rue de la capitale cantalienne.
BeauParce qu’il y a de la beauté dans les spectacles bien sûr. Des costumes loufoques, des mises en scène rocambolesques, des acteurs déjantés. Des textes qui marquent, qui touchent, qui émeuvent. Mais aussi, une beauté dans la façon dont la ville se métamorphose pour quatre jours. Débridée.
JoyeuxIl y a de la joie à tous les coins de rue. Entre celle d’avoir enfin trouvé la pastille que l’on cherche depuis une heure, même si le spectacle a débuté. Celle lorsqu’on va enfin savourer une truffade-saucisses après un enchaînement de spectacles (ou de marche). Et enfin celle d’entendre des applaudissements tout au long de la journée. Sur les parkings, sur les trottoirs, dans les squares. Partout.
Bordel de spectaclesRien de péjoratif dans l’expression. Au contraire. On ne sait pas où donner de la tête. Le In, le Off, et le « off du off ». Pas une rue sans une animation, un truc qui interpelle, ou nous laisse perplexe. Les panneaux en carton des compagnies et des collectifs suspendus aux grillages, aux vitrines, ou sur les murs. Les numéros au sol, marqués à la craie, entourés, fléchés. Comme une marelle géante. C’est un bordel organisé.
DécouvrirAvec l’aide des festivaliers, des habitués, des collègues, c’est la recherche des « coups de cœur ». On se laisse porter. Et ça fait du bien.
Merci Aurillac et à l'année prochaine, j'espère.
Texte et photos : Bastien Durand