La chaleur sera de retour dans le Puy-de-Dôme du 22 au 28 août
Et de cinq. Un nouvel épisode de sécheresse arrive à partir de lundi 22 août et devrait durer une bonne partie de la semaine.
Aucune goutte de pluie ne devrait tomber jusqu’au jeudi 25 août. Les températures devraient dépasser les 30 degrés. Avec un pic prévu à 32 degrés entre mercredi 24 et jeudi 25 août.
Des orages arriveront, selon les prévisions, dès vendredi 26 août. Et avec eux, des averses.
Des pluies inefficacesEn cumulé, sur le mois d’août, il est tombé 70 millimètres d’eau à Clermont-Ferrand, « l’équivalent d’un mois d’août correct », explique Christophe Mertz, météorologue chez MétéoNews.
Pourtant, « l’impact est limité sur la sécheresse. » La situation des nappes phréatiques et des sols n’a pas pu s’améliorer. Les deux premières semaines d’août, pas une seule goutte de pluie n’est tombée sur la capitale auvergnate. Une situation « très inhabituelle. »
« Ce sont des pluies très hétérogènes sur tout le Puy-de-Dôme et surtout très rapides », ajoute le météorologue. La pluie s’est abattue sur le département en seulement trois jours. Insuffisant pour que les sols absorbent toute l’eau et que les nappes souterraines fassent le plein.
La sécheresse est telle qu’il faudra « attendre l’hiver prochain pour que les nappes se remplissent », estime Christophe Mertz.
« Mouvement de fond »Pour comprendre l’intensité de la sécheresse de cet été, il faut remonter le temps. Dans le Puy-de-Dôme, « tous les mois de l’année 2022, à l’exception de juin, sont déficitaires en pluie, explique Christophe Mertz. C’est un mouvement de fond qui remonte à l’hiver dernier ! »
À titre d’exemple, par rapport aux normales, il a manqué 84 % d’eau en avril et 74 % en mai. Et les perspectives futures ne sont pas plus réjouissantes.
« Le lien avec le dérèglement climatique est évident et ne fait guère de doute. »
Au cours des dernières décennies, « la fréquence des étés chauds s’accélère fortement. » 2018, 2019, 2020, 2021 et maintenant 2022. Les années avec des températures élevées et des étés secs se succèdent tristement.
Les épisodes de sécheresse, à Clermont-Ferrand, pourraient même se poursuivre jusqu’au début de l’automne, en septembre, voire octobre.
Johan Maviert