La compagnie le Piano du lac s'installe sur les rives de Thiers (Puy-de-Dôme) à Iloa les 25 et 26 août
C’est un spectacle pour le moins original que les Thiernois vont bientôt découvrir. Au cours de sa tournée à travers la France du 2 août au 18 septembre, la compagnie de concerts flottants le Piano du lac, occupera les rives de Thiers à Iloa les 25 et 26 août. Parmi les artistes présents, la pianiste et chanteuse Susanna Thiertant, nous présente l’un des spectacles de la compagnie mêlant piano, contrebasse et chant, contrebasse et chant, Framboise et Caetera.
Quelle est la particularité de votre spectacle Framboise et Caetera ?
Sa principale caractéristique est sa polyvalence. Je suis au piano tandis que ma partenaire Claire Mazard est à la contrebasse. Nous maîtrisons également le banjo et l’accordéon. Il y a aussi un vrai travail de fond réalisé par toute notre équipe en matière de montage et démontage. Nous sommes des artistes à multiples casquettes.
Qu’est ce qui vous motive à l’idée de vous représenter à Thiers ?
C’est à Baptiste, notre responsable de diffusion et de production, que l’on doit cette initiative. Il connaît très bien le territoire d’où le choix de nous représenter ici.
En quoi avez-vous été influencé par le répertoire de la chanson française pour construire votre spectacle ?
C’est surtout mon amie Claire Mazard qui a été attirée par le répertoire de la chanson française. Ses sources d’inspiration sont nombreuses : Serge Gainsbourg, Boris Jean, Anne Sylvestre, Juliette, Dalida ou encore Barbara.
Susanna Thiertant et Claire Mazard sont les principales artistes du spectacle Framboise et Caetera les 25 et 26 août sur les rives de Thiers. Maria Bezzecchi
Qu’est-ce que vous inspire le fait de vous représenter sur l’eau ?
C’est une manière originale de pouvoir s’illustrer ainsi. Dans le fait de chanter sur l’eau, il y a un côté performance qui m’attire. De plus, la vue y est splendide. On a comme la sensation de survoler l’espace.
Vous avez déclaré que ce projet a été pensé avec votre amie il y a un certain temps avant de le laisser de côté. Qu’est qui vous a incité à vous y investir de nouveau ?
Avant d’émettre l’idée de ce projet avec Claire Mazard, nous travaillions ensemble depuis plusieurs années. Nous avions un répertoire artistique issu d’Europe de l’est avec des musiques bulgares et roumaines notamment. L’idée de ce spectacle nous est venue en 2017. Par manque de temps et compte tenu de nos nombreux projets, nous l’avons laissé en stand-by. Ce n’est que plus tard, avec l’arrivée de Claire Mazard dans la compagnie le Piano du lac pour laquelle je travaillais déjà, que le projet a pris forme. La compagnie nous a permis de nous concentrer pleinement sur toute la décoration du spectacle sur l’eau.
Votre spectacle traite en particulier de la place de la femme dans la société. Quel regard portez-vous sur la féminité ?
Il n’est pas question de féminité à proprement parler. Nous nous attachons à proposer un spectacle qui raconte des histoires de femmes auxquelles nous pourrions nous identifier. Notre représentation évoque des parcours de vie universels. Avec notre représentation, nous ne voulons pas donner une définition de la femme en tant que telle mais plutôt d’interroger le public sur leur place dans la société.
Nous sommes des artistes à multiples casquettes
Vos chansons sont teintées d’ironie. Est-il difficile de l’employer auprès du public sur des sujets aussi sensibles comme les violences conjugales ?
D’abord, la compagnie le Piano du lac a la particularité de s’adapter à chaque environnement. Ensuite, l’une de nos priorités est de toucher un public large avec des sujets accessibles. Nous ne souhaitons pas être dans du trash poétique. Néanmoins, parmi les retours que nous avons eus, certains spectateurs ont estimé que nos chansons ne sont pas toujours tout public.
Infos pratiques Le Piano du lac sera à Iloa sur les rives de Thiers les 25 et 26 août à 19 heures. Pour plus d’informations sur la compagnie, rendez-vous sur le site internet.
Propos recueillis par Maël Khechana