Sept jeunes du monde entier participent à un chantier bénévole à Orléat (Puy-de-Dôme)
Italie, Espagne, Mexique et France. Ce sont les pays d’origine des sept jeunes volontaires participant au chantier bénévole mené sur la commune d’Orléat via l’association Jeunesse et reconstruction.
Un premier chantier dans les années 2000De mémoire d’adjoint, c’est la deuxième fois seulement qu’un tel chantier est organisé à Orléat. « Nous l’avions déjà fait, pour ouvrir un chemin proche de l’étang de la Grole. C’était dans les années 2000 », se souvient Jean-Louis Rouvidant, troisième adjoint en charge du cadre de vie et de l’environnement.Tout récemment donc, la municipalité a renoué avec ce concept empreint de partage et d’échanges multiculturels.
« Sept jeunes, chaque matin, depuis mercredi 6 juillet, et jusqu’à aujourd’hui jeudi, nettoient les abords de l’étang de la Grole. Et l’après-midi, ils ont du temps libre. Pour échanger entre eux, mais nous leur avons aussi proposé des activités comme la découverte du musée de la Céramique à Lezoux, d’Iloa ou du monde la coutellerie à Thiers », précise l’élu.
Découverte des nouvelles culturesJean-Louis (à gauche) est l'élu qui suit ce groupe de sept jeunes bénévoles motivés.Joaquin est Espagnol. Il vient d’Andalousie et découvre l’Auvergne, à travers ce chantier bénévole, pour la première fois. S’il reconnaît que les premiers jours ont été difficiles, car l’ampleur de la tâche était importante, cette première expérience a été concluante pour lui. « C’est mon premier chantier, et je trouve vraiment ça très bien. Nous avons pu découvrir de nouvelles cultures lorsque nous cuisinions ensemble, lorsque nous travaillions aussi, et c’était très intéressant et enrichissant », explique le jeune homme de 18 ans.
Un constat que partage Clara, 23 ans, tout droit venue du Mexique, et pour qui ce chantier était le premier aussi. « L’ambiance familiale du chantier et le respect entre tous les participants m’ont beaucoup plu. Pour moi, c’est étonnant de participer à de telles activités, car chez moi, au Mexique, cela n’existe pas. »Francesca elle, a 17 ans, et vient de Venise en Italie. Ce n’est pas son premier chantier, mais celui-ci remporte, semble-t-il, tous les suffrages.
Nous sommes vraiment un bon groupe, et Jean-Louis est vraiment très gentil avec nous. Le dernier chantier que j’ai fait en France était à Amiens, nous devions construire des escaliers, et je préfère largement le travail ici autour de l’étang.
Grâce au travail précieux mené par les jeunes bénévoles, l’étang de la Grole deviendra bientôt un lieu de vie privilégié pour les habitants de la commune. « Nous prévoyons ensuite, si c’est accepté par le conseil, d’installer des tables, des bancs. Les services de la commune poursuivront l’entretien, pour que cela reste un endroit agréable à fréquenter. Le but n’est pas de laisser à l’abandon le lieu après le travail important qu’ont réalisé les jeunes », conclut le troisième adjoint.
Sarah Douvizy