"Blade Runner" : Ridley Scott donne la réplique aux robots
"Plus humain que l'humain" clame le slogan de la Tyrell Corporation, multinationale du futur qui crée les Répliquants, copie conforme des humains et esclaves artificiels de ceux-ci, dans Blade Runner de Ridley Scott.
En 2019, Deckard (Harrison Ford), un “blade runner” chasseur de répliquants, doit en traquer six qui ont regagné la Terre. Durant sa quête, Deckard rencontre Rachel, la nièce de de leur créateur, Eldon Tyrell. Il doute de son humanité après lui avoir fait passer le test de Voight-Kampff, qui permet d’identifier les répliquants.
Spectaculaire et crépusculaire à la fois, le film est une réflexion sur la quête d’immortalité (les répliquants espèrent prolonger leur durée de vie, limitée) et ce qui fait l’humanité (la conscience et l’empathie).
Robots et intelligence artificielle sont de vieux fantasmes de la science-fiction et du cinéma. Chaque génération de réalisateurs a imaginé sa variante, avec plus ou moins d'influence sur la suivante. Dans Metropolis (1927) de Fritz Lang, un vieux savant fabriquait déjà un robot pour remplacer sa femme défunte.
Le Hollywood des années cinquante produit Robbie le Robot (Planète Interdite, 1956), Gort(Le jour où la terre s'arrêta, 1951), ou, moins connu, l'ordinateur géant NOVAC qui contrôle l'arsenal nucléaire américain (Gog, 1954).
Stanley Kubrick et le romancier Arthur C. Clarke ouvrent la boîte de Pandore de l'I.A. avec le HAL 9000 paranoïaque et assassin de 2001, l'odyssée de l'espace (1968). Les années 1970 ont eu Les femmes de Stepford (1975), clones de femmes au foyer, ou les robots du parc d'attraction ...