Des soldes d'été réussis pour les commerçants du centre-ville, à Moulins (Allier)
Envie de se faire plaisir avant des lendemains peut-être plus difficiles, clientèle de retour après l’assouplissement des contraintes sanitaires liées au Covid-19, arrivée des touristes : ce sont quelques-unes des raisons avancées par des commerçants moulinois qui ont réussi leurs soldes d’été.
30 à 40% du chiffre d’affaires annuel« Ça s’est très, très bien passé, déclare Veli Devre, chez Otantis, enseigne de prêt à porter spécialiste des petits prix, rue Datas. On a même eu du monde mardi (jour de forte canicule) ». Il rappelle que la période du Covid a permis de faire un gros travail préparatoire sur les réseaux sociaux.Chez Caroll, rue de l’Horloge, le bilan des soldes est aussi positif pour Isabelle Rigodon. « J’ai bien vendu pendant les soldes, mieux que pendant les ventes privées, c’est flagrant. Avec 30 à 40% du chiffre d’affaires annuel, il est important de réussir les soldes ».Elle poursuit : « Certaines reviennent tout juste en boutique, un an après le Covid et elles ont envie de se faire plaisir, avant de s’inquiéter pour la rentrée. Elles ont surtout acheté des robes ». Isabelle Rigodon, dans le quartier historique, travaille beaucoup avec les touristes : beaucoup de Hollandais et des Belges qui ont des maisons dans le coin. « Ils achètent bien ».
Les valises plébiscitéesChez Jules, on a dû recommander pas mal de bermudas, car le stock est parti tout de suite, et tout ce qui est chemisette et T-shirt est bien parti lors de ces soldes.Côté maroquinerie, Véronique Lamotte note que « les gens se sont lâchés au début ». Chez Marco Polo, les soldes (été et hiver) représentent environ 40% du chiffre d’affaires annuel. « J’ai vendu plus de bagagerie que de sacs. Surtout des valises, car les gens repartent en vacances. On peut dire que la bagagerie a explosé par rapport à l’an dernier », poursuit Véronique Lamotte. Tout juste note-t-elle une inquiétude par rapport au pouvoir d’achat : « on demande moins cher ». Après les soldes ? « C’est les promotions et je suis déjà dans le scolaire ».
Pascal Larcher