Au Puy-en-Velay, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez jouent la carte de l'unité
Sur les marches de la cathédrale Notre-Dame, qui domine la ville du Puy-en-Velay, l’image a valeur de symbole. Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, côte à côte, ont scellé leur réconciliation dans une visite savamment orchestrée à travers toute la Haute-Loire, bastion de l’actuel président de la Région Auvergne Rhône-Alpes. Dans cette campagne où elle tente de se démarquer, la candidate de droite entend afficher l’unité dans son propre camp et cela passe forcément par la fin des querelles et des divisions avec les adversaires d’hier. Le contentieux entre les deux présidents de Région remonte à 2019 quand Valérie Pécresse avait claqué la porte des Républicains, reprochant à Laurent Wauquiez, alors patron du parti, une ligne trop à droite et clivante.
Photo Christophe CoffyDepuis la victoire de Pécresse au congrès LR, l’ancien maire du Puy avait envoyé des signes d’un réchauffement des relations, affirmant « son appui sans faille » mais sans toujours convaincre. L’invitation en Haute-Loire, ce vendredi, avait vocation « à clarifier les choses », glisse-t-on dans l’entourage de Laurent Wauquiez. « Mon soutien à Valérie, je ne voulais pas le faire sur un plateau télé mais dans un lieu important, ici, dans cette salle Jeanne d’Arc du Puy-en-Velay », se justifiait-il lors d’un meeting qui a réuni près de 500 personnes.
Je serai totalement engagé à ses côtés dans cette campagne parce que c’est la seule chose qui m’intéresse […]. Il y a une profonde convergence de vues entre nous tous qui s’est reconstruite à l’occasion du congrès. Nous partageons des convictions claires, fermes sur le régalien, sur la revalorisation du travail ou sur la maîtrise des dépenses publiques.
« On va gagner ensemble », lançait Valérie Pécresse, saluant « un grand président de région » et « le rôle de pilier » de celui-ci dans sa campagne.
Photo Christophe CoffyDerrière les sourires face aux nuées d’appareils photos et caméras, faut-il vraiment y voir un ralliement ou une union de façade ? Valérie Pécresse a besoin de toutes les forces vives à droite pour « tracer son sillon » et Laurent Wauquiez reste un incontournable malgré les divergences du passé.Pour le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, qui a renoncé à la présidentielle 2022, l’enjeu est d’abord de redorer son image en prouvant sa loyauté.
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Valérie Pécresse a besoin de toutes les forces vives à droite pour « tracer son sillon »« Quoi qu’il advienne, ce n’est pas un mauvais calcul », décortique un proche de l’ancien député de Haute-Loire. De là à prêter à Laurent Wauquiez des arrières pensées plus personnelles en misant déjà sur l’avenir en cas de défaite, il n’y a qu’un pas.
Photo Christophe CoffyCette visite en Haute-Loire a aussi permis à Valérie Pécresse de mettre en avant ses propositions en matière de santé avec la visite de la maison médicale de Dunières. Lors d’une réunion publique au Puy-en-Velay, il a aussi été question de travail et de ruralité avant qu’elle ne développe largement son projet pour l’éducation qui entend « remettre débout l’école de la République ».
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Christophe Darne