Covid-19 : dans l'Allier, « le taux d’incidence est sur un plateau mais reste élevé »
Au lendemain des annonces gouvernementales, le préfet de l’Allier, Jean-Francis Treffel, a fait le point sur la crise sanitaire. « Le taux d’incidence est sur un plateau mais reste élevé », résume Grégory Dollé, directeur départemental de l’Allier. « Dans le département, le taux d’incidence sur une semaine glissante pour 100.000 habitants est de 2.079 dans l’Allier contre 3.244,6 au niveau national. Le taux de positivité sur une semaine glissante est de 24,1 % dans l’Allier et de 26,8 % en France », détaille le préfet de l’Allier. Jeudi 20 janvier, « 73 personnes sont hospitalisées en, médecine conventionnelle et 7 en réanimation », détaille le représentant de l’Etat. « Ce vendredi 21 janvier, ils sont 5 en réanimation, un à Montluçon, un à Vichy et trois à Moulins. Mais les chiffres peuvent évoluer d’heure en heure », précise Grégory Dollé.« Avec ces chiffres on voit bien que le virus se diffuse rapidement, mais qu’il est moins virulent. Nous avons atteint un pic le 18 et 19 janvier. Jeudi 6.502 personnes ont été testées sans compter les autotests », ajoute Jean-Francis Treffel.
« La vaccination est la seule façon de se sortir de la crise. Dans l’Allier, 80,4 % de la population a eu une première injection, 79,5 % un parcours complet. Si l’on regarde ces chiffres uniquement pour les plus de 12 ans, c’est 89,7 % des Bourbonnais qui ont un parcours complet. Contre 84,3 % des 12-17 ans »
Le département de l’allier peut compter sur huit centres de vaccinations et 17 communes ont pu proposer la vaccination grâce à la Bourbon’Net.
Pour les tests, il y a les laboratoires, 147 infirmiers, 15 kinésithérapeutes et 72 pharmacies qui les proposent. « J’appelle solennellement les non-vaccinés à se faire vacciner. Pour une première dose, ils seront acceptés sans rendez-vous ». Pour les 5-11 ans, il y a actuellement deux centres de vaccination à Moulins, un à Montluçon et un à Vichy. Un autre centre porté par la CPTS Sud-Allier, devrait s’ouvrir pour les enfants à Gannat début février. 4,2 % des 24.000 jeunes de 5 à 11 ans dans le département sont vaccinés, « un démarrage lent et progressif », d’après Grégory Dollé mais plus important qu’au niveau national.
« Nous allons également regarder les zones où les gens sont les moins vaccinés afin de proposer des actions dans ses endroits », a indiqué le préfet. 70 % des soignants en salariat, 80 % des soignants en libéral ont eu la troisième dose.
Le télétravail« C’est un des outils essentiels pour freiner la propagation. À la préfecture 66 % des agents sont en télétravail, au moins trois jours par semaine. Les entreprises privées ont aussi fait des efforts exemplaires en privilégiant le dialogue social, notamment dans le secteur tertiaire. Les contrôles de l’inspection du travail n’ont donné lieu à aucune observation aucune mise en demeure. J’ai bien noté les difficultés pour les restaurateurs et les cafetiers qui ont enregistré une baisse de 50 % de leur chiffre d’affaires, comme le confirme notre enquête. Pour eux, les aides de l’État se poursuivent ».
Contrôles des forces de l’ordreCette semaine, jusqu’à jeudi, les gendarmes ont contrôlé 304 personnes dont 247 clients dans des établissements recevant du public. La police a contrôlé 391 personnes dans 21 établissements différents. Ils ont vérifié que les pass sanitaires étaient bien contrôlés et les ont également contrôlés. Depuis le 1er janvier 2022, une fermeture administrative et deux mises en demeures ont été ordonnées pour des restaurants et des bars qui n’ont respecté par cette règle.
A l’écoleOlivier Martin, secrétaire général de la direction des services départementaux de l’éducation nationale a indiqué que « l’école s’adapte et répond à la propagation du virus tout en restant ouverte, afin de garantir la formation et l’avenir des jeunes. Le protocole sanitaire a évolué. Maintenant, dès l’apparition des premiers symptômes, l’élève est testé et les cas contacts sont testés le jour même puis à J + 2 et J + 4. Ce qui permet d’éviter les fermetures de classes ».
« À vouloir rester un lieu d’accueil, on devient une garderie nationale », dénoncent les syndicats enseignants dans l'Allier
Olivier Martin a ensuite évoqué la plateforme numérique interne à l’éducation nationale qui permet de suivre la situation en temps réel, même le week-end. « Nous étions avant à 200 cas positifs par jour. Nous sommes actuellement autour de 400 sur les 55.000 élèves du premier et second degré dans l’Allier. Nous arrivons à remplacer 2/3 à 80 % des enseignants absents. Nous avons quatre contractuels en poste et 8 en recrutement ».
Marie Collinet