Pourquoi le pont Alexandre-Bertrand à Langeac (Haute-Loire) est limité en charge d’un côté, pas de l’autre ?
Des automobilistes l’ont remarqué. Mais pas seulement. Des riverains aussi s’interrogent en voyant que le tonnage sur le pont Alexandre-Bertrand, à Langeac, est limité d’un côté, mais pas de l’autre. Y a-t-il là aussi danger ?
Et ce d’autant que l’ouvrage en béton armé, appelé aussi « pont blanc » par les Langeadois, accuse une certaine fatigue, qui le conduit doucement vers la démolition.
En attendant le nouveau pont, dont les études sont en cours par le Département, les camions dont le poids total en charge est supérieur à 7,5 tonnes et venant du Puy-en-Velay, c'est-à-dire les entrants, sont invités à faire un crochet par le pont de Costet, en aval. Et pour ceux qui arrivent de Saugues ou Pinols (les sortants) aucune limitation de tonnage pour franchir le pont.
« Il n’y a pas la largeur suffisante sur le tablier pour le croisement de deux poids lourds », explique Patrick Andrieux, responsable du pôle de territoire de Langeac au Conseil départemental. D’où cette réglementation qui peut paraître surprenante mais qui évite à deux semi-remorques de se retrouver coincés au centre du pont, et dont les charges cumulées pourraient poser problème…
Jean-Luc Chabaud