L'enquête des gendarmes se poursuit après l'interpellation, à Romagnat (Puy-de-Dôme), de deux frères venus « venger » la mort de leur mère
Les gardes à vue des deux frères, âgés de 35 et 36 ans, interpellés mardi soir, à Romagnat, étaient toujours en cours, ce mercredi soir. Le plus âgé des deux est suspecté de s’être rendu, muni d’une arme de poing, au domicile de son beau-père, chemin de Prat, à la périphérie de la commune, le long de la route départementale 2089.
Venu spécialement de Montauban, où il réside, il aurait voulu régler ses comptes, faisant porter sur le compagnon de sa mère la responsabilité du décès de cette femme de 56 ans. La quinquagénaire avait été signalée disparue depuis lundi et, après des recherches, son corps avait finalement été découvert, mardi, en fin de matinée, dans son utilitaire stationné à Cournon. La piste d’un suicide consécutif à une ingestion de médicaments avait été rapidement privilégiée.
L'autopsie n'a pas révélé de traces suspectes sur le corps de la quinquagénaireL’autopsie pratiquée ce mercredi matin à l’institut médico-légal clermontois n’a pas infirmé cette hypothèse, même si des analyses complémentaires doivent encore être réalisées. Toujours est-il, comme l’a indiqué le parquet clermontois, qu’« aucune trace suspecte n’a été relevée par le médecin légiste sur le corps de la victime », qui devait être rendu dès ce soir à sa famille.
Reste maintenant aux gendarmes de la brigade de recherches de Clermont-Ferrand à éclaircir le rôle exact de chacun des deux frères. S’il est avéré que l’aîné était bien porteur de l’arme à feu, cette dernière n’a pas encore été retrouvée. Et son type précis reste donc inconnu.
L’arme du frère aîné n’a toujours pas été retrouvéeLes enquêteurs doivent également vérifier si le trentenaire en a bien fait usage, peut-être en tirant en l’air, comme sembleraient l’indiquer certains témoins.
Par ailleurs, le second frère, venu quant à lui de Toulouse, a-t-il vraiment joué un rôle dans cette « expédition punitive » avortée ?
Les auditions des deux hommes – qui devraient être déférés ce jeudi, à l’issue de leur garde à vue, devant le parquet clermontois – ainsi que de plusieurs témoins, apporteront peut-être de précieux éléments de réponse. Sachant qu’à ce stade, la qualification criminelle de « tentative d’homicide » est toujours retenue à l’encontre du porteur de l’arme.
Christian Lefèvre