Qui sont Les Blaireaux, ces Corréziens qui vont tenter de rejoindre l'Île d'Oléron en... vélomoteur ?
Avant la grande aventure, vendredi à 4 heures du matin, nous avons rencontré Les Blaireaux, cette équipe de Saint-Pardoux-le-Vieux passionnée de mobylette. L'occasion de répondre à quelques interrogations quant à ce défi.
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Comment est venue cette idée ?Il faut d'abord dire que ce n'est pas sur un coup de tête que les cinq membres ont décidé de tenter l'aventure. « En 2017, on a participé aux 24 heures du vélomoteur de Masseret (la Ronde des brigands), commence Gérard Gorse, l’un des participants. On a terminé premiers, on a recommencé en 2018 et cette année, on a décidé de se lancer un nouveau défi entre nous. »
Précisons aussi que ces passionnés de mob organisent souvent des sorties sur le territoire avec leur deux-roues. « On participe notamment aux Hivernales de Millevaches chaque année. »
Comment se déroule la préparation avant le départ ?Les vélomoteurs, ces Corréziens les possédaient déjà. Mais partir pour plus de 300 kilomètres ne s'improvisent pas. « On vérifie les roues, les chaînes, on change les câbles… C’est la première fois que l’on part si loin », note Gilles. Il a aussi fallu préparer le trajet. « On emprunte que des petites routes », prévient Gérard. Choix raisonnable, à 45 km/h ...
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Quel sera l'itinéraire ?L’équipage devrait partir aux alentours de 4 heures du matin ce vendredi depuis le petit bourg de Saint-Pardoux-le-Vieux. Les Corréziens emprunteront les routes du plateau de Millevaches, puis celles du département de la Dordogne via Nontron, avant de passer au sud d’Angoulême, à Pons en Charente… Au total c’est un parcours de 360 kilomètres qui attend les pilotes avant l'arrivée à Saint-Denis-d’Oléron vendredi en fin d’après-midi. « On passe le week-end là-bas avec nos famille », précisent-ils. Après un petit tour par Royan, ils prendront la route du retour lundi dans la journée.
L'équipe des Blaireaux veut rejoindre l’Île d'Oléron depuis la haute Corrèze
Ont-ils une assistance en cas de problème ?Aucune assistance n'est prévue. Les cinq aventuriers partent seuls, mais en emmenant dans leurs sacs tout le nécessaire. « On emmène avec nous le carburant (un mélange huile-essence). On prend également des sacs avec un moteur de rechange, des courroies, des chaînes et toutes les pièces d’usure », liste Gérard.
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Pourquoi Les Blaireaux ?C'est la question que l'on se pose tous, reconnaissons-le. Gilles met un terme au suspens : « Parce que lorsqu’on modifie un cyclomoteur et qu’il ne marche pas, on se dit qu’on est vraiment des blaireaux ! »Ces Saint-Pardousiens sont tous de passionnés de deux-roues et de vieille mécanique. « J’allais à l’école avec », se souvient Gérard. Cette fois, ce sera donc direction l'océan. Et tous espèrent bien sûr arriver à bon port.
Jérémy Truant