Terroir et patrimoine naturel composent le premier marché au pied du puy de Dôme
La dizaine d’étals du marché de producteurs croulait, ce dimanche, entre 10 heures et 16 heures, sous les fromages, les bouteilles de vins, les charcuteries auvergnates et autres victuailles régionales. Un tableau bien atypique, pour cette journée dominicale, sur le parvis de la gare du Panoramique des Dômes.
Pour valoriser le circuit court et les échangesCe marché a une saveur particulière : pour la première fois, sont proposés seulement des produits « élevés, cultivés et transformés sur le périmètre entré au patrimoine de l’Unesco », justifie Serge Pichot, vice-président du Conseil départemental, en charge de la politique agricole.
Le but est également de valoriser le circuit court et les échanges directs entre producteurs et acheteurs. Julien Cormier, éleveur à Volvic, confirme : « Je fais près de 98 % de mon chiffre d’affaires en vente directe, c’est très important pour nous ». Marie et Jeanne, originaires de Grenoble, sont formelles : le saint-nectaire de leurs supermarchés « est bien médiocre à côté ».
Miels, bières et oeufs sont aussi des produits à retrouver sur les marchés régionaux.
Choisir une alimentation bio et localeC’est un vrai réflexe de consommation bio et locale que les éleveurs souhaitent inculquer. Une habitude qui séduit de plus en plus. Fabrice et Maxime Faure, producteurs de fourme d’Ambert, ont dû fouiller leur cave à l’occasion du marché : « Ils sont victimes de leur succès, en rupture de stock pour la fin de l’année ! », affirment leurs parents.Preuve que manger sain et local, ça fonctionne.
Sandra Favier