Colbert avait déjà son cinéma à Aubusson, maintenant il a aussi son restaurant
Enfin ! Si Benoît Bourdeau et Didier Glasson ont pris du temps pour trouver leur « château en campagne », les travaux, eux, n’ont guère pris de retard : ce vendredi soir, le restaurant de l’Hôtel de Colbert ouvre ses portes en plein centre-ville d’Aubusson. Des portes qui se sont même entrouvertes hier, jeudi, pour l’inauguration officielle : « C’est superbe », « Magnifique », « Enfin, cette maison est rouverte »… Il faut dire que l’imposante bâtisse était à l’abandon depuis de très nombreuses années : trop, sans doute, pour les Aubussonnais qui passaient devant cette grande grille fermant un jardin abandonné et une maison qui l’était tout autant…
Benoît Bourdeau, lui-même, était passé plus d’une fois devant, durant ses années de lycéen aubussonnais et s’était fait cette même réflexion… Avant d’y repasser bien des années plus tard : « On cherchait plutôt une belle propriété à la campagne avec un château, explique-t-il. On a visité des tas de choses mais à chaque fois, il y avait quelque chose qui n’allait pas. On était même prêt à aller au-delà du département. Et puis, on est passé ici… »
Deux ans plus tard, le rêve a déjà bien pris forme : en attendant les chambres d’hôtes au premier et deuxième étages (les travaux débuteront en septembre pour une ouverture l’année prochaine), le rez-de-chaussée, lui, est entièrement rénové : un cadre classique pour trois salles de restaurant pouvant accueillir 48 couverts.
Le jardin a retrouvé fière allure – il faut dire que Benoît dirige une entreprise de conseils en jardin sur la Côte d’Azur – et permet ainsi une trentaine de couverts supplémentaires. Et surtout le personnel est au complet. « C’est assez marrant, raconte Benoît. C’est François, un peintre avec qui j’ai des clients communs à Saint-Tropez, qui est venu faire les travaux ici. Son fils est venu lui donner un coup de main et un jour, en discutant avec lui, il me dit : “Moi, mon vrai métier, c’est la cuisine !”. Alors, on l’a embauché comme cuisinier ici. Il est jeune, il a déjà beaucoup d’idées. »
La volonté de travailler du produit frais et localDeux serveurs ont également été recrutés et toute l’équipe est chapeautée par Didier. « On fait de la cuisine traditionnelle, détaille ce dernier. On va travailler à l’ardoise : quatre entrées, quatre plats, quatre desserts. Avec des produits frais de préférence. Et on souhaite aussi privilégier les produits locaux. »
L’accent sera également mis sur la carte des vins. Quant aux tarifs, ils se veulent abordables : déjeuner en semaine pour 14 €, dîner et repas le week-end à partir de 18 euros. « C’est important de capter la clientèle locale, les gens qui travaillent ici. » La rénovation de ce lieu emblématique de la ville a, elle, déjà capté tous les regards et mis de l’eau à bien des bouches.
Pratique. Le restaurant est ouvert pour déjeuner du mardi au jeudi inclus, pour déjeuner et dîner du vendredi au dimanche inclus. Réservations au 06.47.61.44.34.
Séverine PerrierPhotos : Alex Overton