Yoann Dalla-Pria (Rumilly/ex-ASM et Vichy) : "On ne l'a pas volée"
Comme certains de ses coéquipiers à Rumilly (Jérémy Bourlon ou Emmanuel Husquin), Yoann Dalla-Pria a fait une pige en Auvergne lors de son cursus de jeune rugbyman. C'est à l'ASM Clermont, que le joueur formé au SO Chambéry, a mis les pieds en 2009. Trois années, dont deux en catégorie Reichel (moins de 21 ans) puis une en Espoirs, avant de rejoindre le RC Vichy en 2012. En parallèle, ses études de kinésithérapie et osthéopathie guident sa carrière : de STAPS à Clermont vers l'IFMK de Vichy puis Villeurbanne en 2014 pour finir sa formation en école d'osthéothérapie et enfin Rumilly, afin de se rapprocher de la Savoie et débuter dans la profession avec son père, kinésithérapeute à Chambéry.
« Rumilly m’a contacté avec un bon projet, estime le Savoyard. Je connaissais aussi pas mal de joueurs de Rumilly contre qui j’avais joué en jeunes. L’entraîneur des avants de l’ASVEL, Julien Veniat, est arrivé et ça m'a aussi aidé dans mon choix de rejoindre le RCSR. Je n’arrivais pas dans l’inconnu. »
Rugby RC VICHY vs BEAUREPAIRE. le 19/01/14. Photo Gael Baud.
De la troisième ligne à Vichy... à l'aile à l'ASVELCe troisième ligne de formation a connu un gros changement dans sa carrière de rugbyman, lors de son arrivée dans la banlieue lyonnaise. Une reconversion à l'aile qui lui réussira dès sa première saison à ce poste. « En arrivant à Villeurbanne, j’ai fait une bonne première saison en équipe B, juge l'intéressé. J'étais arrivé sur le tard et ils étaient déjà bien équipés en troisième ligne. En fin de saison, l'entraîneur, Antoine Nicoud, m’a demandé si je voulais jouer en première mais à un nouveau poste, celui d’ailier. J’ai accepté. C’est un super coach qui m’a fait beaucoup progresser. Ma seconde année à l’ASVEL a été très intéressante dans cette reconversion. J'ai mis 16 essais dans la saison, jusqu'en finale. Le jeu de Villeurbanne était parfait pour moi. »
Une finale de Fédérale 2 perdue contre Saint-Jean-de-Luz en 2016 avec l'ASVEL, puis il rejoint les rangs du RCSR deux ans plus tard, à l'été 2018. Affecté par une pubalgie à l'intersaison, il ne peut prendre part à toute la préparation. C'est donc en spectateur qu'il assiste au premier match amical de la saison contre... Issoire (35-17 pour Rumilly), lors d'un stage à Besse. Dimanche (15 heures), il compte bien être acteur dans un choc où il retrouvera certains visages familiers. « Je connais pas mal de joueus à Issoire : Flo Benech, Simon Causse, Léo Cabantous, Guillaume Moreau (blessé). J’ai joué avec Simon Causse à Villeurbanne l’année dernière. Pour les autres, c’était à l’ASM ou en universitaire. Ce sont des mecs avec qui je m’entend très bien. »
Yoann Dalla Pria sous les couleurs de Rumilly Photo droits réservés (www.rugby-rumilly.fr)
Avec l'acquisition de la montée en Fédérale 1, Rumilly, comme Issoire, a atteint son but. Un objectif qu'ils sont allés chercher dans un exercice 2018-2019 semé d'embûches. « Au vu de la saison, du jeu qu’on produisait avec Rumilly, j’avais quelques doutes pour la montée en Fédérale 1, confie Yoann Dalla-Pria. Il y a eu pas mal de blessés. On finit premiers car la poule n’était pas très relevée par rapport à celle du Sud. Mais aujourd'hui, je ne suis pas surpris d’être en finale. On ne l’a volé à personne. Le seul match qu’on perd en phases finales, c’est de deux points, à Saint-Raphaël. On s’est vraiment révélés en fin de saison depuis le premier match de phases finales à Agde (victoire 17-14). On a monté le curseur de l’efficacité, multiplié notre volume et on a pu envoyer du jeu au large. Il y a vraiment eu une évolution via les phases finales qui a fait que tout le monde a eu ce déclic. »
« Toujours en travers de la gorge »En tant que compétiteur, il aborde ce dernier round avec beaucoup de détermination et le prend comme « une revanche personnelle » après la déception de sa dernière finale perdue. « Tu l’as toujours en travers de la gorge de perdre une finale. Je ne l’aborde pas du tout de la même façon aujourd’hui », conclut le trois-quarts aile rumilien.
Ce duel 100 % AuRA promet des étincelles. Rendez vous dimanche, au stade de l'Escale, à Villefranche-sur-Saône (15 heures). La rencontre sera à suivre en direct vidéo commenté sur LaMontagne.fr et Sports-Auvergne.fr
Nicolas Canizares