Le Cantal hair rock débute ce samedi, mais qu'est-ce que c'est exactement?
L'union locale de l'Unec (union nationale des entreprises de coiffures), fédérant les coiffeurs du département, souhaite « remobiliser les membres de la profession », explique sa présidente, Anaïs Nugou. Et pour cela, l'Unec 15 relance un spectacle de performance de coiffage en direct. « Ça fait déjà une dizaine d'années que les coiffeurs ne s'étaient pas mobilisés sur un tel événement. Ça permet aux professionnels de se retrouver et au public de découvrir l'énergie créatives de leurs artisans locaux », assure Anaïs Nugou.
Comment va s'organiser la soirée?L'entrée au centre de congrès d'Aurillac est libre et gratuite, dans la limite des places disponibles. Le spectacle commence à 20 heures ce samedi 23 mars. « Sur la scène, seize coiffeurs professionnels et apprentis vont proposer en temps réel des créations capillaires qu'ils n'ont pas l'habitude de faire dans leurs salons au quotidien. Pourtant, c'est une palette de savoir-faire qu'ils maîtrisent ».
Le thème central de la soirée reste le rock n'roll. « Les artisans vont pouvoir se lâcher en se replongeant dans l'atmosphère physique des années 1960, 1980 et plus contemporaine. Parce qu'après tout, l'état d'esprit rock'n'roll est toujours présents ». Si les mannequins seront coiffés, ils seront aussi habillés en conséquence. « Nous avons noué un partenariat avec la boutique Au pré de ma blonde à Marcolès. Elle nous prête les vêtements pour la soirée. »
Quel est l'objectif de la soirée Cantal hair rock?Selon la représentante de la profession, « il y a encore trop de clichés négatifs sur notre profession. Certes il y a plus de femmes, mais les hommes ne sont pas en reste dans le département. Et puis, cette soirée est aussi organisée avec l'Institut de formation professionnelle et permanente (IFPP) du Cantal. C'est aussi une manière de montrer que l'apprentissage de métiers artisanaux ont encore leur place dans notre département » insiste la coiffeuse.
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Un métier qui, selon l'entrepreneuse, « a toujours de l'avenir. Il faut aider les jeunes à s'installer et à casser leurs peurs de s'engager dans la voie professionnelle. Aujourd'hui, certains diplômes en apprentissage peuvent durer de deux ans pour le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) et jusqu'à sept ans, pour un apprenti souhaitant valider un brevet de maîtrise de niveau 3. L'apprentissage n'est pas une voie de garage. Au contraire, elle forme les entrepreneurs de demain ».
Olivier Ceyrac