La France dans un monde de violence
L'éditorial. Dans un ouvrage magistral, l’essayiste Nicolas Baverez sonne le réveil de nos consciences endormies face à la multiplication des menaces et au retour de la violence.
Il a beaucoup été question, au cours des derniers jours, des annonces faites par le chef de l’État à l’occasion de ses voeux à la presse. Volonté de lutter juridiquement contre la propagation des fake news, ambition de créer une certification des entreprises de presse en fonction de leur pratique de la déontologie et nouvelle réforme de l’audiovisuel public. Pourtant, de tous les discours prononcés depuis le début de l’année par Emmanuel Macron, celui qui est le plus important — mais qui a été aussi le moins repris — porte sur la situation internationale à l’occasion des voeux au corps diplomatique.
C’est un tableau sans concession sur l’état de la planète et des risques qui s’y accroissent que le président de la République a dressé en quelques mots : « Nous assistons aujourd’hui à une crise de la mondialisation, […] une crise du capitalisme contemporain qui n’a pas su réguler ses propres excès […]. Une crise de nos démocraties libérales qui […] n’arrivent plus à préserver leur unité et leur force et conduisent nombre de peuples à être tentés par l’autoritarisme ou le nationalisme. […] Et donc nous avons une lutte sans merci à mener pour notre sécurité. Car il n’y a pas de démocratie, de défense de l’État de droit et du multi latéralisme si nous sommes faibles. »
« Prendre l’événement par la main avant qu’il ne vous saisisse à la gorge »
Jamais autant qu’en ce début d’année 2018 le monde entier n’a été plongé dans un tel magma de risques, de violences, de fanatismes et de dérèglements qui font sentir l’odeur de la poudre. C’est ce que l’essayiste Nicolas Baverez démontre remarquablement dans son dernier essai, Violence et Passions, publié par les Éditions de l’Observatoire. Dans un style incisif, l’auteur du best-seller la France qui tombe dépeint la vaste fresque d’une planète en pleine rupture. À la fois sur le plan économique avec les tentations de dé-mondialisation. Sur le plan politique avec l’émergence des “démocratures”, ces pays comme la Chine, la Turquie, la Hongrie ou le Venezuela qui veulent jouer le jeu du marché mais pas celui des libertés. Sur le plan géopolitique avec l’effondrement de l’Aigle américain et l’essor de l’impérialisme de la Chine marqué par la nouvelle “route de la soie” qui passe par l’Inde et vise toute l’Afrique. Sur le plan militaire avec le réarmement massif de la Russie, de toute l’Asie, et la création d’un cinquième terrain de guerre après la terre, la mer, l’air et l’espace : le digital et tout le cybermonde. Sur le plan culturel enfin, avec l’incapacité de l’Europe, pourtant fondatrice de la démocratie, à lutter contre la démagogie — dont Thucydide a montré qu’elle était à l’origine de la chute d’Athènes —, la montée des populismes et des tentations nationalistes.
Quelles conséquences doit-on tirer de cette situation décrite par Nicolas Baverez avec le brio d’un René Grousset et la perspicacité d’un Raymond Aron ? Qu’au moment où nous allons célébrer le centenaire de novembre 1918, nous nous apprêtons à recommencer les mêmes erreurs que nos aînés qui n’ont pas su préparer la paix et ont semé les germes de la Seconde Guerre mondiale. D’abord en mettant fin à la première mondialisation de notre histoire, dans le sillage de la crise de 1929. Ensuite en laissant se paupériser des classes moyennes qui se sont réfugiées dans la recherche d’un bouc émissaire. Enfin en laissant émerger à nos portes des États voyous.
L’Iran et la Corée du Nord sont aujourd’hui deux puissances nucléaires potentielles qui menacent la stabilité du monde libre. Nous voilà donc au coeur d’un monde devenu ultra-violent, avec le terrorisme, les risques cybernétiques et le réarmement massif. C’est ce qu’expliquait dans ces colonnes, il y a trois semaines, le général de Villiers. Face à cette situation, la France a un impératif : se réarmer matériellement, se réarmer moralement et se réarmer en tant que puissance économique. De manière à « prendre l’événement par la main avant qu’il ne vous saisisse à la gorge », comme l’avait si bien dit Churchill.
à Orion. Je vous réitère ma demande de m'éclairer sur mon commentaire que vous qualifiez de "confus" Je ne demande pas mieux de m'amender une fois que vous aurez développé des arguments en faveur de votre affirmation. Mais au lieu de me répondre vous commentez mon deuxième commentaire en écrivant " vous êtes capable de donner des conseils et de porter des jugemens sur tout " Je vous fais humblement remarquer que lorsque vous prétendez que mon texte est "confus" VOUS PORTEZ UN JUGEMENT . Vous n'êtes pas le seul à avoir ce droit.
Monsieur de Kerdrel vous n'êtes pas CRÉDIBLE.
Parce que vous, spécialiste en géopolitique, heu non spécialiste en rien, vous êtes capable de donner des conseils et de porter un jugement sur tout...Votre carrière est assurée "conseils en tous genres".
À oRION . Je demande à votre esprit cartesien de m'éclairer. Mille fois merci.
. En plus la violence étant inhérente à l'espèce humaine (y inclus les animaux mais moins dommageable celle des animaux car ceux-ci ont des freins naturels que les humains ont hélas perdus ) elle ne sera jamais éradiquée , tout ce que l'on peut espérer c'est de la limiter.
...En plus la violence étant inhérente à l'espèce humaine (y inclus les animaux mais moins dommageable celle des animaux car ceux-ci ont des freins naturels que les humains ont hélas perdus ) elle ne sera jamais éradiquée , tout ce que l'on peut espérer c'est de la limiter''.
Quelle confusion dans tout ce texte !
Tout à fait d'accord avec Le Vasate. Lorsque de Kerdrel écrit : " sur le plan militaire avec le réarmement massif de la Russie, de toute l'Asie ...." mais il omet de mentionner les États Unis : 700 milliards de dollars pour l'armément ce n'est pas rien 15% de plus que sous Obama et étonnant 4% de plus que ce que Trump avait demandé. Mais il n'en parle pas . Monsieur de Kerdrel vous n'êtes pas CREDIBLE.
Tout est fait pour qu'il y ait une guerre avec ces maudits musulmans.Mahomet était un homme de guerre et surtout pas un tolérant, c'est bien tout le problème quand on a un troupeau de con qui suit bêtement sans réfléchir.
Article propagandistes digne du Monde ou de Libération! S'il y a bien une puissance nucléaire qui menace la stabilité du monde, ce n'est ni La Corée du Nord ni l'Iran. Que je sache, ce ne sont pas ces pays qui maintiennent des troupes aux quatre coins de la planète, ce n'est pas l'armée iranienne ou coréenne qui a détruit l'Irak, la Syrie et la Libye. Ce ne sont pas ces pays qui fomentent des coups d'Etat en Amérique latine et qui ont imposé leur monnaie dans les transactions mondiales etc...Le vrai danger s'appelle les USA.
Personnellement j'en suis venue à la conclusion que l'être humain n'est digne ni de libertés, ni des droits de l'Homme , ni de démocratie. Depuis des millenaires des êtres remarquables ont montré la route à l'humanité, Carl Marx n'en déplaise à certains était un humaniste : on sait ce qu'a fait le bolschevisme de ses idées, le Christ n'a parlé que d'amour et de pardon, on sait comment l'Église catholique l'a exploité et a torturé et brûlé ses opposants. (Bouddha et d'autres ) Quant à la démocratie (mot grecque : demos= peuple ; cratie = pouvoir) théoriquement c'est parfait mais dans les faits c'est le pouvoir de ceux qui injectent l'argent dans les caisses des partis politiques ) pour que la démocratie soit valable il faudrait que ceux qui votent aient un esprit critique , ne soient pas facilement manipulables etc. or il en est rien . En plus la violence étant inhérente à l'espèce humaine (y inclus les animaux mais moins dommageable celle des animaux car ceux-ci ont des freins naturels que les humains ont hélas perdus ) elle ne sera jamais éradiquée , tout ce que l'on peut espérer c'est de la limiter.
Terrible lucidité de ce qui se passe ici et maintenant, si nous ne ressaissons pas à temps, nous basculerons dans la guerre!
Avons-nous la capacité de nous protéger? Rien n'est moins sûr avec Macron.