Anthony Davis dévoile les coulisses complètement folles de son trade contre Doncic
Le transfert entre les Los Angeles Lakers et les Dallas Mavericks, qui a envoyé Anthony Davis au Texas contre Luka Doncic, continue de faire parler. Et cette fois, c’est l’intérieur lui-même qui a levé le voile sur les coulisses… avec un récit assez lunaire dans le podcast de Draymond Green. Morceaux choisis !
“Je me suis dit : je le rappellerai demain”
Tout commence par un appel manqué de Rob Pelinka en pleine nuit.
« Rob Pelinka m’appelle, mais il est 20h45 - 21h à Los Angeles, donc minuit à New York. Je me dis : je le rappellerai demain. »
« Il m’envoie un texto : “AD, quand tu peux, rappelle-moi. Le coach a quelque chose à te dire.” Je me dis : OK… ça peut être un trade. »
“Ils viennent de te transférer à Dallas”
C’est finalement son agent qui lui annonce la nouvelle.
« Je l’appelle et il me dit : “Ils viennent de te transférer à Dallas.” Et moi je réponds : “Arrête tes conneries.” »
« Je lui dis : “Ils m’ont tradé contre qui ? Luka ?” Parce que je me disais : qui d’autre ils peuvent échanger contre moi dans cette équipe ? »
Même à ce moment-là, il n’y croit pas.
« Il me dit : “Je te jure.” Et moi je pense toujours qu’il rigole. »
“J’ai cru à une mauvaise blague”
Le téléphone sonne à nouveau. Cette fois, c’est Nico Harrison, GM des Mavericks.
« Il me dit : “Je t’avais dit qu’un jour je viendrais te chercher. Je te voulais.” »
Davis reste incrédule.
« Je me dis qu'ils sont en train de me faire une blague tous les deux. C’est un coup monté. »
Il raccroche… puis rappelle Pelinka.
« Il m’explique tout… qu’ils veulent devenir plus jeunes, préparer l’après-LeBron, reconstruire… Et moi je comprends pas. »
« Je raccroche. Mon chef est devant moi et je lui dis : “Je viens d’être transféré à Dallas.” Il se met à rire. »
“Je mérite plus de respect”
Même après l’annonce, Davis doute encore.
« Je vais sur Twitter, sur la page de Shams… rien. Je me dis : ils bluffent. »
Jusqu’à ce que les appels s’enchaînent.
« Joel Embiid m’appelle. Puis un autre joueur. Là je retourne voir… et c’est sorti. »
« Je n’avais aucune idée que ça allait arriver. On jouait bien, je faisais une grosse saison, je venais de faire un match à 40 points et 20 rebonds. On disait que j’étais le point central. »
Avec le recul, Davis comprend la logique… sans accepter la forme.
« Même si je ne comprenais pas de mon point de vue, je comprends le trade. Luka, c’est Luka. »
« Mais je pense que je mérite beaucoup plus de respect que ça. »
Un accueil glacial à Dallas
Son arrivée au Texas donne immédiatement le ton.
« J’arrive à l’hôtel, il y a une lettre sous la porte. Je lis : “Cher AD, j’espère que tu apprécieras Dallas. Ici, on aime Dirk, le barbecue, Luka… et les Cowboys. Mais ce qu’on aime plus que tout, ce sont les titres. Les huées que tu vas entendre ne sont pas pour toi.” »
Un message anonyme, sans signature.
« Là, je me suis dit : OK… ça va être quelque chose. »
“Je veux gagner, peu importe où”
Malgré tout, Davis reste tourné vers l’avenir qui s'écrit dorénavant à Washington, chez les Wizards.
« Je veux me battre pour le titre. Peut-être que c’est ici. Je ne sais pas. »
Et même s’il reconnaît qu’il n’a pas encore pu montrer toute l’étendue de son jeu à DC, il voit du potentiel dans l'équipe et essaie de positiver.
« Quand tu arrives ici, tu vois les installations, les détails… les jeunes peuvent jouer. Ce n’est pas si mal. »