Mais qu’arrive-t-il à Bryce James, l’autre fils de LeBron ?
Pendant des années, Bryce James a été présenté comme le plus doué de la fratrie. Plus grand, plus fluide, plus naturel balle en main que son frère aîné, le plus jeune fils de LeBron était, selon plusieurs scouts, celui dont le plafond semblait le plus intrigant. Moins exposé médiatiquement que Bronny, Bryce apparaissait aussi comme un joueur plus en phase avec le basket moderne : taille, tir, mobilité, potentiel défensif. Quelques mois après son arrivée à l’université, une question commence pourtant à émerger : où en est vraiment Bryce James aujourd’hui ?
Pendant que LeBron James reste omniprésent dans l’actualité NBA, entre rumeurs persistantes sur son avenir, hypothétique retour à Cleveland et interrogation permanente autour d’une retraite à venir, les nouvelles concernant Bryce se font rares. Ou plutôt, c’est le joueur lui-même qui se fait attendre.
Recruté par Arizona, l’un des programmes les plus solides du pays, Bryce James ne joue pas. Mieux encore, ou plus surprenant, il a été décidé cette semaine qu’il allait redshirt. Une décision forte : pas de match cette saison, pas de statistiques, mais une année entière dédiée au développement, tout en conservant une saison complète d’éligibilité NCAA. Dans un programme candidat crédible au Final Four, où la rotation est déjà dense et expérimentée, Arizona et Bryce ont préféré éviter le piège des minutes symboliques. Plutôt que d’exister à la marge, ils ont fait le choix du temps long.
À près de deux mètres, avec un tir naturel, un bon QI basket et un gabarit parfaitement adapté au jeu moderne, Bryce reste un projet en construction. Cette saison sans pression doit lui permettre de se renforcer physiquement, de progresser défensivement, d’affiner sa lecture du jeu et de s’adapter au rythme NCAA. L’objectif est clair : profiter du remodelage habituel des effectifs – entre draftés et transferts – pour viser, dès l’an prochain, un rôle réel dans la rotation des Wildcats.
Cette trajectoire tranche avec celle de Bronny James, propulsé en NBA mais encore entouré de doutes quant à sa capacité à s’y installer durablement sans l’ombre de son père. Elle envoie aussi un signal fort : Bryce ne semble pas destiné à une carrière express façon one-and-done. Une conséquence directe s’impose alors : le fantasme de voir Bryce évoluer en NBA en même temps que LeBron devient de plus en plus improbable.
Moins exposé que son frère, loin du tumulte médiatique, Bryce James avance à contre-courant. Et si cette saison fantôme, loin d’être un recul, était en réalité le premier vrai choix structurant de sa carrière ? Celui qui lui permettra, enfin, d’exister pour autre chose que son nom.