Michael Flynn, ancien conseiller de Trump, veut témoigner dans l'enquête sur les liens entre Trump et la Russie en échange d'une immunité
ÉTATS-UNIS - L'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, a proposé au FBI et aux parlementaires enquêtant sur les liens de proches du président américain avec la Russie d'être entendu en échange d'une immunité, a rapporté ce jeudi 30 mars le Wall Street Journal.
Cette offre, étendue à travers son avocat à la police fédérale américaine (FBI) ainsi qu'aux deux commissions d'enquête de la Chambre des représentants et du Sénat, n'a pas pour l'instant été acceptée, précise le journal américain sur son site, en s'appuyant sur plusieurs responsables officiels anonymes proches de l'affaire.
Sur Twitter, plusieurs journalistes américains ont cru bon de souligner que le même Michael Flynn avait lancé en septembre 2016 que des proches de Hillary Clinton avaient reçu une immunité et que cela jetait le trouble sur la campagne de la démocrate.
"Quand on vous accorde une immunité, cela signifie que vous avez probablement commis un crime", tempêtait-il à l'époque sur MSNBC (voir ci-dessous).
Here's that video—Mike Flynn in September 2016: "When you are given immunity, that means that you have probably committed a crime." pic.twitter.com/HqzmQrUPGy
— Kyle Griffin (@kylegriffin1) 31 mars 2017
"Si j'avais fait le dixième de ce que Hillary Clinton a fait, je serais en prison", avait-il aussi assuré en juillet lors de la convention républicaine qui officialisait la candidature de Donald Trump pour représenter le camp conservateur. "Mettez-la en prison", avait-il ensuite hurlé avec le public (voir ci-dessous).
FLASHBACK — Mike Flynn: "Lock her up! ... If I did a tenth of what she did, I would be in jail"
— Bradd Jaffy (@BraddJaffy) 30 mars 2017
Now he wants immunity https://t.co/mJKvZJvyBz pic.twitter.com/zl44VSL7ez
"On ignore si Flynn a proposé de parler d'aspects spécifiques du temps qu'il a passé à travailler pour Trump, mais le fait qu'il cherche une immunité suggère que Flynn sent qu'il pourrait faire face à des ennuis judiciaires après son bref passage au poste de conseiller à la sécurité nationale", explique le quotidien en citant ici un responsable.
L'avocat de Michael Flynn, Robert Kelner, n'a pas voulu réagir auprès du Wall Street Journal. Ancien directeur du renseignement militaire écarté par Barack Obama puis recruté par Donald Trump, Michael Flynn avait été nommé conseiller à la sécurité nationale en novembre dernier après avoir conseillé le milliardaire pendant sa campagne.
Il a été forcé de démissionner le 13 février, après la révélation de contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis alors même que l'administration Obama imposait des sanctions contre Moscou.
Des enquêtes parlementaires et du FBI s'intéressent à l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, et notamment à d'éventuelles collusions entre l'entourage de Donald Trump et des responsables russes, ce que le président américain dément.
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