Propos sur le CFA : Le Président Macky Sall victime d’une injustice intellectuelle (Par Momath Ndiaye)
Depuis longtemps, il se pose, on le sait, la lancinante question de savoir si les Etats africains qui partagent cette monnaie doivent-ils continuer à la conserver ou au contraire devraient-ils s’en débarrasser. Or, bien que la majorité des africains, y compris les spécialistes de la question, souscrivent à cette dernière hypothèse, la problématique demeure entière dans la mesure où aucune décision n’est à ce jour adoptée.
Plus étonnant a été le fait de constater sur la toile, l’énorme agitation ainsi que les virulentes critiques qu’a provoquées l’affirmation du chef de l’Etat. Certains se sont même fait le malin plaisir de l’accuser d’être « l’avocat de la continuation du CFA ».
Pourtant, la vérité est que ces reproches ne sont que le fruit d’une lecture trop rapide, voire volontairement tronquée, de la réponse en question. Rappelons que selon les détracteurs, le Président aurait annoncé que « le franc CFA est une bonne monnaie à garder ». Il se trouve que pour parvenir à cette lecture, les contempteurs sont allés trop vite en ôtant délibérément le syntagme « en attendant » du reste de la phrase.
Il s’en est ainsi logiquement suivi une dénaturation totale des propos du chef de l’Etat, puisque chacun conviendra qu’il existe une différence sensible entre « Le CFA est une bonne monnaie à garder » et « En attendant, le CFA est une bonne monnaie à garder ». Dans le premier cas, il y a une volonté ferme et définitive de maintenir le statu quo, alors que celui qu...