Qui est Anis Amri, le suspect de l'attentat de Berlin
ATTENTAT DE BERLIN - Près de 48 heures après les faits, le parquet a confirmé l'identité du nouveau suspect de l'attaque de Berlin, qui a fait 12 morts et 48 blessés lundi 19 décembre sur un marché de Noël de la capitale allemande. Un demandeur d'asile pakistanais, arrêté près des lieux du drame lundi soir, avait d'abord été soupçonné avant d'être remis en liberté faute d'éléments le mettant en cause.
Un Tunisien de 24 ans, Anis Amri est désormais recherché par les autorités allemandes pour son rôle présumé dans l'attaque au camion-bélier. Il mesure 1m78 et pèse environ 75 kilos. "Il pourrait être dangereux et armé", explique le parquet dans un communiqué, précisant qu'une récompense de 100.000 euros est offerte.
L'homme faisait l'objet d'une enquête judiciaire pour soupçon de préparation d'attentat avant l'attaque au camion-bélier de Berlin, selon les autorités allemandes. Il est présenté par Berlin comme proche de la mouvance salafiste-islamiste. Selon le quotidien allemand Bild, il a essayé de recruter des complices pour commettre un attentat il y a plusieurs mois.
La police l'a identifié grâce à un document d'identité retrouvé dans le cabine du camion qui a foncé dans la foule sur la Breitscheidplatz lundi, selon la presse. L'attentat a été revendiqué par les jihadistes de Daech.
Ses parents interrogés en Tunisie
Anis Amri est un demandeur d'asile arrivé en juillet 2015 en Allemagne et dont la requête a été rejetée en juin. L'Allemagne n'est toutefois pas parvenue à le renvoyer dans son pays, la Tunisie contestant pendant plusieurs mois qu'il soit l'un de ses ressortissants. Selon les autorités allemandes, ce n'est que ce mercredi, par coïncidence, que Tunis a reconnu sa nationalité tunisienne et fourni un document de voyage permettant son expulsion.
Il a émigré illégalement vers l'Italie, où il est resté trois ans, avant de se rendre en Allemagne, selon d'après un responsable de la sécurité tunisienne cité par l'AFP.
La brigade antiterroriste tunisienne interrogeait ses parents mercredi soir, d'après ce responsable. Le suspect, dont la famille réside à Oueslatia (centre), a quatre soeurs et un frère, selon cette même source qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
La Tunisie est l'un des plus gros fournisseurs de combattants étrangers aux mouvements jihadistes, quelque 5500 Tunisiens sont partis ainsi combattre en Syrie, en Irak ou en Libye. C'était aussi un ressortissant tunisien qui avait précipité un camion dans la foule à Nice le 14 juillet dernier, faisant 86 morts. Là aussi, l'attentat avait été revendiqué par Daech.
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