Un océan de plastique qui me donne la nausée
La mer gavée de pourriture, dégueule d’immondices en tout genre. Je rougie de honte. La réalité est crue, sans détour : des ramassis de plastiques à perte de vue. Six millions de tonnes de déchets sont rejetées à la mer chaque année.
La mer gavée de pourriture, dégueule d’immondices en tout genre. Je rougie de honte. La réalité est crue, sans détour : des ramassis de plastiques à perte de vue. Six millions de tonnes de déchets sont rejetées à la mer chaque année. Polystyrènes, bouteilles, objets flottants non identifiés, plastiques,... Des milliards de détritus jonchent le fond des océans ou parfois traînent désespérément en surface dans l’attente d’une bonne âme pour les ramasser. Manque de civisme, conséquences inévitables de nos modes de consommation, stations d’épurations trop peu nombreuses, prise de conscience insuffisante… Les océans débordent. Stop !
Au nord-est du Pacifique, entre Hawaï et la Californie, on découvre en 1977 un continent entier de plastique. Appelé le « septième continent » ou « soupe de plastique », il est constitué de déchets de toutes sortes rassemblés par les courants marins océaniques. Mesurant six fois la taille de la France, ce vortex de poubelles est composé de huit fois plus de plastique que de plancton. Selon les calculs, la superficie de cette plaque de détritus a triplé entre 1997 et aujourd’hui, et pourrait encore être multipliée par dix d’ici à 2030. Des chiffres qui me font pâlir et qui s’ajoutent au fait que d’autres zones du même type existeraient ailleurs, dans l’Atlantique Nord notamment. Les conséquences sont brutales, ces zones deviennent stériles, plus aucune vie n’y est permise. Quels Etats prendront en charge ce nettoyage onéreux dans des eaux internationales sans juridiction ?
Et la pire pollution est encore plus sournoise, c’est celle, industrielle, agricole ou domestique, qui dévale nos fleuves et regagne l’océan. La mer est malade, elle étouffe par intoxication. Les hydrocarbures ne sont que la partie visible, le haut de l’iceberg de la pollution chimique rejetée dans les mers. Nous déversons des quantités telles que les océans ne peuvent plus les absorber. Les dégâts sont inévitables : décès de dauphins, baleines, phoques, ourses polaires. En 2015 on a recensé 560 espèces qui ont ingurgité ou ont été prises dans du plastique. Ce chiffre a doublé en 20 ans. Et ces produits toxiques, nous les ingurgitons. Ils pénètrent de façon clandestine tous les organismes. Ainsi le super prédateur aura consommé une quantité plus importante de poison que le plancton et au sommet de cette pyramide, devinez un peu qui il y a : L’Homme… et son assiette de sushis !
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