Le Guen: Fillon coche toutes les cases de la radicalité à droite
François Fillon "a coché toutes les cases de la plus grande radicalité de la droite, la droite la plus dure", a jugé mardi Jean-Marie Le Guen, secrétaire d?État chargé des Relations avec le Parlement.
"François Fillon, historiquement, était quelqu'un proche de Philippe Séguin et puis petit à petit - peut-être au contact de Nicolas Sarkozy (...) - il s'est radicalisé, notamment dans le cadre de cette primaire", a déclaré M. Le Guen sur Radio classique.
"Le grand danger de ces primaires - c'est vrai pour la gauche aussi -, c'est de ne parler qu'à son camp et à partir de là de se mettre dans la position de celui qui en promet le plus. Et M. Fillon s'est mis dans cette position où il a coché toutes les cases de la plus grande radicalité de la droite, la droite la plus dure", a-t-il analysé.
"Est-ce que vous croyez qu'il y a des gens de gauche qui vont aller voter au second tour (de la présidentielle de 2017, ndlr) pour son programme, face à Marine Le Pen? On croit que c'est automatique? Mais c'est une erreur monstrueuse", a lancé ce proche de Manuel Valls.
De son côté, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, estime dans un entretien à Libération que le programme de François Fillon, "c'est celui de Jacques Chirac en 1986. Il n'y a ni modernité, ni changement".
"Fillon propose de supprimer l'ISF (impôt sur la fortune, ndlr) et de compenser le manque à gagner fiscal par 2 points de TVA. Même Sarkozy était contre! Préserver 400.000 personnes les plus favorisées en France et faire payer tout le monde! C'est libéral et inégalitaire", affirme M. Le Foll.
"Il y a un mois, pour les médias, Fillon c'était Droopy et maintenant il ferait président? Il faut être sérieux", lance-t-il.