Exemption de visas : la Turquie met la pression à l'UE
Le nouveau pic d'arrivée de migrants arrivés en Grèce, enregistré entre lundi et mardi à 462 personnes, sonne comme un avertissement pour l'Union européenne. Certes, la Turquie respecte pour le moment sa part du marché : depuis la signature de l'accord migratoire, le régime de Recep Tayyip Erdogan a tari les flux de migrants en provenance de son sol et à destination de la Grèce. Mais il pourrait très bien arrêter de le faire, si l'UE se mettait en tête de ne pas respecter sa part du marché. C'est le message lancé aujourd'hui à Bruxelles par le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu. "La Turquie a fait sa part" a-t-il déclaré dans une interview à un quotidien grec, mais elle attend désormais que l'UE "tienne ses promesses", sans quoi elle ne pourra "pas continuer à stopper à elle seule la migration irrégulière". "Nous attendons une libéralisation des visas pour les citoyens turcs au plus tard en octobre".