Un train de marchandise Wuhan-Lyon rouvre la "route de la Soie"
Un train chargé de conteneurs parti de la ville chinoise de Wuhan est arrivé jeudi à Lyon, pour ce qui constitue une première en France, en forme de clin d??il à la mythique route de la Soie.
Le convoi est parti le 6 avril de Wuhan, chargé de 41 containers de matériel technique, de pièces automobiles, électroniques et d'un peu de chimie, a raconté à l'AFP Philippe Moritz, un des responsables de la communication de la SNCF.
En 15 jours, le train a parcouru près de 11.500 kilomètres, à travers le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et l?Allemagne. Des changements de locomotives ont été nécessaires le long du trajet puisqu'il existe des différences d'écartement des rails entre les différents pays, a dit M. Moritz.
"Les containers ont été transbordés deux fois, à la frontière entre la Chine et le Kazakhstan et entre la Biélorussie et la Pologne", a-t-il ajouté.
Effectuer ce trajet en 15 jours "est un bon temps de parcours, sachant qu'en bateau il faut deux à trois fois plus de temps. La voie maritime est moins chère, mais le ferroviaire représente un intermédiaire entre le navire et l'avion. Et, en avion, cela peut être long aussi puisqu'il peut s'écouler une semaine entre l'arrivée dans les terminaux aéroportuaires et la destination finale", déclare-t-il.
Ce trajet existe depuis quelque temps entre la Chine et Duisbourg, dans la Ruhr, et la nouveauté réside dans sa prolongation jusqu'à Lyon.
Selon la métropole, cette nouvelle route de la Soie "marque un nouveau pas dans les bonnes relations qu?entretiennent Lyon et la Chine", après la venue du président de la République de Chine Xi Jinping, en mars 2014, à l'inauguration du Centre pour la promotion des relations entre la Chine et Lyon et à celle du musée de l?institut franco-chinois de Lyon.
La Chine constitue "un partenaire privilégié pour Lyon" avec 80 entreprises chinoises qui se sont implantées en région lyonnaise ces dernières années. Simultanément 100 entreprises lyonnaises se sont implantées en Chine.
A terme, trois trains par semaine sont prévus entre la Chine et l?Europe, permettant de renforcer les échanges économiques, commerciaux et culturels, selon la métropole.