Nicolas Dupont-Aignan : « Il y a urgence à rétablir les frontières nationales»
Vous êtes allé ces derniers jours à la frontière entre la Grèce et la Turquie. Quel était le but de ce voyage ?
Je me suis rendu à Leros, l’une des îles grecques submergées par les flux migratoires. Je voulais constater par moi-même l’ampleur du phénomène et la gravité de la situation, tant sur un plan humanitaire que sécuritaire.
Ce que j’ai vu est impressionnant. Sur la seule île de Léros, qui est pourtant une toute petite île proche de la Turquie, il est arrivé trois cents clandestins ce matin. Cette arrivée s’ajoute aux 3 000 clandestins qui se trouvent déjà sur l’île et attendent de pouvoir partir pour Athènes ou la Macédoine. Il faut également y rajouter les 2 000 clandestins qui arrivent par jour sur l’île de Lesbos, à ceux qui atterrissent à Samos sans oublier les milliers qui débarquent à Kos.
Qui sont les clandestins de l’île de Leros ? Y-a-t-il un profil type ?