Nice : l’énorme coup de gueule de Puel contre ses joueurs
L’OGC Nice s’est littéralement effondré ce samedi après-midi sur la pelouse du RC Strasbourg. Si la saison des Azuréens, englués à une très dangereuse 15e place en Ligue 1, était déjà cauchemardesque, la première mi-temps livrée en Alsace a frisé le ridicule. Balayés en l’espace d’une mi-temps (buts de Godo à la 28e, Enciso à la 36e et El Mourabet à la 42e), les Aiglons n’ont affiché aucune réaction d’orgueil, illustrant tragiquement leur immense fragilité mentale et défensive. Une énième déroute qui plonge le club dans une urgence absolue pour le maintien, et qui a fait sortir son entraîneur de ses gonds.
La colère froide de Claude Puel
Connu pour son tempérament généralement flegmatique, Claude Puel a cette fois-ci laissé exploser sa colère au micro de BeIN Sports à l’issue de la rencontre. Loin de chercher des excuses du côté de l’arbitrage comme il l’avait fait face au Paris Saint-Germain il y a quinze jours, le manager azuréen a pointé du doigt la défaillance inacceptable de son groupe. « Au bout de 20 minutes, on peut être 1 ou 2-0 pour nous. Et derrière on s’est liquéfiés, dans notre expression, dans chaque impact et dans la récupération. On leur a facilité la tâche », a-t-il amèrement constaté.
Pour le successeur de Franck Haise, arrivé en pompier de service en décembre pour stopper l’hémorragie, le mal est profond. Il fustige ouvertement l’attitude de ses joueurs face à la difficulté : « Ce n’est pas la réponse qu’on doit avoir, surtout dans notre position. On a des joueurs qui peuvent faire des choses techniquement, mais il faut l’associer dans les duels, le replacement, le physique… Manque de caractère ? C’est le problème d’une équipe malade qui souffre et qui se bat. Et là, dans l’adversité, elle n’a pas répondu présent. » Un recadrage en règle qui souligne l’incapacité criante de ce groupe à endosser le bleu de chauffe qu’exige la lutte pour le maintien.
Six finales pour survivre
Malgré la dureté de son constat, l’entraîneur niçois tente de maintenir son groupe à flot en assumant sa part de responsabilité : « Mais on est tous responsables, moi le premier, et il faut remonter tout ça pour préparer les six matches restants. » S’il promet d’être présent auprès de ses joueurs, affirmant qu’ils ont aussi besoin d’encouragements et pas uniquement du bâton, son message a le mérite de la clarté : il attend une rébellion totale. Avec seulement quelques points d’avance sur la zone rouge, Nice devra impérativement aborder le sprint final dans une tout autre configuration mentale, sous peine de basculer irrémédiablement vers l’échelon inférieur.