Le retrait d'un drapeau arc-en-ciel d'un site historique à New York provoque l'indignation de la communauté LGBT+
Ce retrait fait suite à un mémo du 21 janvier du Service des parcs nationaux, l'agence américaine chargée de la gestion de ce monument classé situé à Manhattan, interdisant le déploiement de drapeaux autres que la bannière étoilée américaine et les insignes du ministère, à quelques exceptions près.
Le monument national de Stonewall commémore les émeutes qui se sont déroulées en 1969 à la suite d'un raid policier dans le Stonewall Inn, un bar gay de Greenwich Village, à New York.
Les affrontements, qui ont duré six jours, sont considérés comme un événement fondateur du mouvement LGBT+ aux Etats-Unis.
Le maire démocrate de New York, Zohran Mamdani, s'est dit "indigné" par le retrait du drapeau du site, protégé depuis 2016, qui comprend le bar ainsi qu'un parc et des rues environnantes.
"New York est le berceau du mouvement moderne pour les droits LGBT+, et aucun acte d'effacement ne changera jamais, ni ne fera taire, cette histoire", a-t-il écrit sur X.
"Une gifle"
Une centaine de manifestants, pour beaucoup drapés dans des étendards arc-en-ciel, se sont rassemblés mardi soir dans le parc situé en face du Stonewall Inn pour protester contre le retrait du drapeau.
"Retirer quelque chose qui a tant de sens pour nous et pour notre communauté devant un site historique comme celui-ci est tout simplement une gifle", déclare Jade Runk, 37 ans, membre de la communauté trans, ajoutant: "c'est un message qui dit +nous ne voulons pas que vous existiez+".
Aleksander Douglas, 29 ans, abonde: "C'est un comportement tout simplement inadmissible de la part d'un gouvernement autocratique que d'effacer une minorité", dénonce-t-il en brandissant un drapeau arc-en-ciel.
"Les valeurs d'inclusion et de liberté incarnées par le drapeau des fiertés ne peuvent pas être effacées", a également réagi auprès de l'AFP un porte-parole de l'association de défense des droits LGBT+ GLAAD.
Brandon Wolf, de l'association Human Rights Campaign, a pour sa part critiqué dans un communiqué l'acharnement de l'administration Trump "à tenter d'étouffer la joie et la fierté que les Américains éprouvent pour leurs communautés".
Sollicité par l'AFP, le Service des parcs nationaux n'a pas donné suite.
Depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump a mis un coup d'arrêt aux avancées des droits LGBT+ et particulièrement des personnes transgenres.
Il a notamment proclamé dès le jour de son investiture qu'il n'y avait que "deux sexes, masculin et féminin" et une seule "vérité biologique" et tente depuis de limiter l'accès aux traitements de transition de genre.