Les maires LFI sont fonctionnaires ou agents publics
Quel est le parcours professionnel des nouveaux maires LFI ? La question mérite d’être posée, non pas pour les discréditer, mais pour comprendre aussi la vision communément partagée, au sein de ce parti, sur le capitalisme libéral et l’économie de marché.
- Bally Bakayoko, maire de Saint-Denis : anciennement cadre à la RATP, il a été conseiller municipal dès 2001 et réélu deux fois. Il a été parallèlement vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis et conseiller général.
- David Guiraud, maire de Roubaix : il a milité, pendant ses études supérieures en histoire et en sciences politiques, pour le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Collaborateur parlementaire du député LFI Eric Coquerel en 2017, il a été porte-parole « jeunesse » du parti avant de devenir député en 2022.
- Idir Boumertit, maire de Vénissieux : en 2001, dès l’âge de 26 ans, il a été conseiller municipal auprès du maire communiste André Guérin. Auparavant adhérent au Parti radical de gauche (PRG), il est député LFI depuis 2022.
- Abdelkader Lahmar, maire de Vaulx-en-Velin : professeur d’économie-gestion dans le secondaire de 1995 à 2024 et député LFI depuis 2024.
- Hadi Mebarki, maire de Saint-Fons : professeur de SVT dans le secondaire depuis 1999, puis maire-adjoint délégué aux mobilités, au dynamisme économique et au renouveau commercial.
- Omar Yaqoob, maire de Creil : cadre de la fonction publique, ancien membre du parti Génération, il a travaillé comme animateur pour la ville de Creil et comme éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
- Aly Diouara, maire de La Courneuve : fonctionnaire territorial à la Ville de Drancy, il est engagé au sein de plusieurs associations à La Courneuve. Candidat aux départementales en 2021 et aux législatives en 2022, il est député LFI depuis 2024.
Ces trajectoires ne disqualifient en rien ces nouveaux élus, mais elles sont révélatrices d’une chose : l’écrasante majorité des représentants LFI n’a jamais été confrontée aux réalités du monde de l’entreprise ou aux contraintes propres au secteur privé (pression concurrentielle, pression fiscale, pression réglementaire…). Cette homogénéité sociale contribue sans aucun doute à expliquer les positions du parti, toujours favorable à l’idée d’augmenter les dépenses publiques et de réglementer au lieu de libérer les initiatives privées et de protéger la propriété privée.
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