La réponse ferme de Labrune concernant le report Lens – PSG !
Malgré l’opposition du RC Lens, la Ligue de Football Professionnel a validé le report du choc face au Paris Saint-Germain en Ligue 1. Une décision assumée par son président, Vincent Labrune, qui met en avant la nécessité de protéger les clubs français engagés sur la scène européenne.
Sans surprise, l’instance dirigeante du football français a accédé à la demande du PSG. Initialement réticents, les Sang et Or n’ont pas obtenu gain de cause. Ce changement de calendrier permettra au club parisien de bénéficier d’un temps de récupération supplémentaire entre ses deux matchs de Ligue des champions face à Liverpool FC.
Cette décision ne fait toutefois pas l’unanimité. Pour certains, elle remet en question l’équité sportive, d’autant que les deux équipes sont en lice pour le titre. Le RC Lens se retrouve avec une longue période sans compétition entre le 4 et le 19 avril, avant d’enchaîner trois rencontres entre le 8 et le 16 mai. Ce choc, qui pourrait être décisif dans la course au sacre, a été reprogrammé au mercredi 13 mai. Dans le même temps, Brest – Strasbourg a également été décalé afin de permettre aux Alsaciens de mieux préparer leur quart de finale de UEFA Europa Conference League face à FSV Mainz 05.
La LFP assume un choix stratégique
Dans son communiqué, la LFP justifie ce report par la volonté de préserver la cinquième place française à l’indice UEFA. Selon RMC Sport, Vincent Labrune a également défendu cette position lors du conseil d’administration : «tout le monde a des positions audibles. Je veux répondre à Joseph (Oughourlian): l’Espagne, etc, ne le font pas (reporter des matchs de championnat) car les quatre Ligues ont tellement d’avance au classement qu’ils ont leur place garantie en Ligue des champions ».
«On n’est pas dans cette situation-là et on doit se battre pour notre place en Ligue des champions» », a-t-il conclu.
Lors de ce même conseil, Karl Olive a lui aussi soutenu cette orientation : «nous avons toujours protégé nos clubs engagés dans les compétitions européennes. (…) Derrière un club, il y a bien plus qu’un simple match à gérer. Il y a l’image de notre championnat, la crédibilité de la Ligue 1 et, au final, le rayonnement du football français sur la scène européenne. Aujourd’hui, la demande du Paris Saint-Germain s’inscrit pleinement dans cette démarche. Il ne s’agit pas d’une faveur, mais d’une question de cohérence».
Reste à savoir si ces arguments suffiront à apaiser les critiques, tant la décision continue de susciter le débat.