Accord de libre-échange entre l’Europe et l’Australie
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange, malgré les protestations des agriculteurs européens déjà échaudés par celui avec le Mercosur. « Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l’UE et l’Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030 », a affirmé la patronne de l’exécutif européen. Ursula von der Leyen insiste notamment sur le rôle stratégique de l’Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques.
La dirigeante de l’UE, qui fait ce voyage accompagnée du commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, accréditant la possibilité de la signature d’un accord de libre-échange, ne s’étend pas en revanche sur les produits agricoles, comme la viande de bœuf, l’agneau et le sucre, pourtant au cœur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra. L’Australie a déjà déclaré être prête à supprimer une taxe sur les voitures de luxe européennes en échange d’un meilleur accès au marché agricole européen.
L’Union européenne est le troisième partenaire commercial bilatéral de l’Australie, après la Chine et le Japon, et sa deuxième source d’investissements étrangers. A l’inverse, du fait qu’elle ne compte que 20 millions d’habitants contre 450 millions pour l’Union, l’Australie n’est que le vingtième partenaire commercial des Vingt-sept, représentant 1 % du commerce total de l’Union. Canberra redouble d’efforts pour se diversifier à l’exportation depuis qu’un différend avec Pékin en 2020 a bloqué ses exportations pendant plusieurs années.
L’article Accord de libre-échange entre l’Europe et l’Australie est apparu en premier sur Contrepoints.