La classe moyenne ne disparaît pas, elle s’enrichit
L’une des allégations les plus répandues chez les populistes (de gauche comme de droite) concerne la prétendue disparition de la classe moyenne. Selon eux, dans nos sociétés capitalistes, il n’y aurait plus que des pauvres et des (ultra)riches. C’est évidemment très exagéré, nous l’avons souvent écrit. Prenons l’exemple des Etats-Unis, car le discours sur le déclin de la classe moyenne y est souvent véhément, autant chez les trumpistes qui s’en servent pour justifier les droits de douane que chez les « progressistes » qui ont ainsi un bon prétexte pour augmenter les impôts et redistribuer encore plus les revenus. Or il est en contradiction avec l’état florissant de l’économie américaine et l’étude que vient de publier le think tank American Enterprise Institute remet les pendules à l’heure : oui, la classe moyenne américaine se réduit mais… c’est parce qu’elle s’enrichit ! En effet, après la deuxième guerre mondiale, avec la forte croissance économique, de plus en plus de familles sont sorties de la pauvreté et l’ont intégrée. Depuis 1979, les auteurs de l’étude remarquent une stagnation, voire un recul : la raison ne tient pas à un quelconque déclin économique mais au fait que davantage de familles ont gravi des échelons et ont accédé, au fil du temps, à la partie haute de cette classe moyenne. Laquelle n’intégrait que 10 % des familles en 1979, mais 31 % en 2024, dont la part de revenu a en outre doublé. Pendant la même période, la classe moyenne inférieure est passée de 36 % à 31 %. Ceux qui appartenaient à la classe moyenne n’ont pas disparu, ils sont juste devenus plus riches !
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