Emmanuel Macron veut créer un « machin » à la diversité composé de personnalités de gauche
Nous pensions naïvement qu’il était acté que la France souffrait d’une bureaucratie envahissante. D’un seul homme ou presque (laissons de côté les irrécupérables néocommunistes de La France Insoumise), nos politiciens, à commencer par nos Premiers ministres successifs, nous expliquent depuis des mois, la main sur le cœur, qu’il faudrait DE-BU-REAU-CRA-TI-SER ! Il semble que le leitmotiv n’ait pas atteint l’Elysée.
En effet, L’Opinion nous apprend -c’est le titre de l’article- qu’Emmanuel « Macron veut créer un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas ». Un nouveau « machin » dans la ligne des Hauts-Commissariats qu’il a érigés pour recaser quelques déshérités : François Bayrou au Plan, puis Clément Beaune à la Stratégie et au Plan ; Sarah El Haïry à l’Enfance. Il s’agirait de « faire des binationaux, français d’origine étrangère et ultramarins un atout de la France en matière de politique étrangère et d’entrepreneuriat ».
Notre pays périclite sous la bureaucratie ? Le président de la République souhaite l’accroître !
L’idée aurait germé dans l’esprit fertile de notre grand Président dans la perspective du sommet « Africa Forward » (traduit malicieusement par « l’Afrique en marche »…) de mai prochain. Un sommet franco-africain qui vise manifestement à redorer l’étoile pâlissante de notre pays sur ce continent depuis 2017 (et avant…).
Les journalistes et les commentateurs ne se demanderont pas à quel titre le chef de l’État entend créer un Haut-Commissariat. Nous avons beau lire et relire notre Constitution, nous ne voyons pas… Par surcroît, la pratique gaullienne des institutions n’est plus à l’ordre du jour depuis que le Président ne dispose plus de majorité, même relative, à l’Assemblée nationale. Mais il est à craindre que, comme pour le Haut-Commissariat à l’Enfance, la volonté du chef de l’État prime.
Notre inquiétude grandit à la lecture de la liste de la trentaine de personnalités (rien que cela !) qui constitueraient un conseil, car, si nous comprenons bien, il ne s’agirait pas simplement de nommer un Haut-Commissaire comme précédemment, mais un conseil composé d’une armée mexicaine ! Et notre inquiétude croît encore à lire la liste des noms déjà dévoilés, entre autres :
- Lilian Thuram, l’intellectuel (il porte des lunettes) du football français qui déclarait en 2019 qu’« il y a du racisme dans la culture blanche » ;
- Teddy Riner, immense sportif, mais qui dit n’importe quoi en politique et qui se voit comme un futur président de la République ;
- Christiane Taubira, la très à gauche ancienne garde des Sceaux ;
- Najat Vallaud-Belkacem, l’ancienne ministre socialiste de l’Education nationale, dont on se demande si elle a le temps de dormir entre ses fonctions à la Cour des comptes et la présidence de France terre d’asile ;
- Pap Ndiaye, l’ancien ministre de gauche de l’Education nationale, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’y a pas fait l’unanimité, déjà recasé comme représentant permanent auprès du Conseil de l’Europe.
Tout cela confirme s’il en était besoin que la réputation de « libéral » ou (ce qui n’est pas la même chose) de « néolibéral » du très étatiste Emmanuel Macron est usurpée depuis l’origine.
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