Au bord d’un lac italien, une start-up française utilise une centrale nucléaire à l’arrêt pour un projet de mini-réacteur
C’est un signe qui ne trompe pas. Lorsqu’à l’entrée de la centrale nucléaire italienne de Brasimone, au bord du lac du même nom, à 65 kilomètres au sud de Bologne, on vous demande à peine un document d’identité pour entrer, c’est que quelque chose ne va pas. Et pour cause : le réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium construit dans les années 1980 n’a jamais démarré. Mais il est toujours là, sous son dôme de béton encastré entre deux collines boisées. Tout était prêt, pourtant, en 1986, pour mettre en service ce réacteur de recherche. Mais l’accident nucléaire de Tchernobyl a stoppé toute activité liée à la fission nucléaire en Italie. Seule la recherche sur la fusion nucléaire, et notamment des travaux sur le plomb, a continué.