L’Amérique de Trump se retire de 66 organisations internationales dont celles qui se consacrent à la lutte contre le réchauffement climatique
Les partisans des restrictions coercitives aux émissions de gaz carbonique, généralement prétexte à une écologie punitive, en clair une atteinte massive à la prospérité et l’emploi pour un gain écologique au mieux discutable, au pire nul, ont de quoi être furieux ; Donald Trump a lancé jeudi matin une nouvelle charge contre la diplomatie climatique en signant un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis d’un traité et du comité scientifique de référence de l’ONU sur le climat, ainsi que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature, organisations parmi des dizaines identifiées par Washington comme ne servant « plus les intérêts américains ». Le comité idoine de l’ONU a dénoncé un « monstrueux but contre son camp ».
Le décret signé mercredi par le président américain ordonne au total le retrait des Etats-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU, a annoncé la Maison Blanche. Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio. C’est dans le cadre de la CNUCC qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an.
« La décision prise par la première économie mondiale et le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre de se retirer de cette convention est regrettable et malheureuse », a réagi jeudi le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra. En septembre, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait provoqué de vives réactions en s’en prenant sans détours à la science climatique, qualifiant le réchauffement de « plus grande arnaque de notre histoire ».
Quel que soit le fondement des analyses établissant un lien entre le CO2 d’origine anthropomorphique et le dérèglement climatique (à noter toutefois que tous les modèles informatiques censés le soutenir sont depuis des années) à l’origine de projections qui s’avèrent inexactes ensuite), force est de constater que les impératifs de transition énergétique ne sont suivis en pratique que par les pays riches, au détriment de la compétitivité de leurs industries et agriculture dans la concurrence mondiale. Pour un résultat dérisoire. Un exemple parmi d’autres ; si l’économie française disparaissait entièrement, le bilan carbone de la planète serait exactement le même près de six mois plus tard par le seul fait de la hausse des émissions de la Chine, voire de l’Inde. L’écologie punitive a un autre inconvénient, majeur ; en rendant les peuples occidentaux pauvres et malheureux elle a tendance à dégoûter les électeurs à terme de l’écologie, qui reste un combat honorable. Enfin, ces politiques croient que l’humanité pourrait fixer la température de la planète comme on règle le rhéostat d’un grille-pain.
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