Écartée de la présidence de Syensqo et du Cefic, Ilham Kadri paie le prix de son pari risqué
En se retirant à la fois de la présidence de Syensqo, deux ans avant l’expiration de son mandat, et de celle du Cefic, Ilham Kadri referme une séquence emblématique pour la chimie européenne. Rarement un dirigeant – qui plus est une femme - aura incarné avec autant de force une vision industrielle fondée sur la science, l’innovation et la durabilité. Mais son départ intervient aussi à un moment charnière : celui d’un ralentissement conjoncturel dans certains segments de matériaux avancés, qui a mis à l’épreuve la stratégie qu’elle portait.