Les objectifs de décarbonation du transport aérien vont-ils survivre à la faible rentabilité des carburants durables ?
Les carburants d’aviation durables (CAD, ou SAF en anglais) ne représentent qu’une goutte d’eau dans un océan de kérosène. Et ils ne sont pas près de pouvoir satisfaire les besoins des compagnies aériennes. C’est le message qu’a fait passer l’association du transport aérien international (IATA) début décembre, soulignant au passage que la croissance de la production se tassait. Les SAF n’ont représenté que 0,6% de la consommation totale de carburant en 2025. Un chiffre qui s’élèvera à 0,8% en 2026. Le principal levier de la décarbonation de l’aérien a du plomb dans l’aile.