La consommation de cocaïne en hausse dans l’Hexagone
Un article très complet du Parisien (30 décembre 2025) fait état de ce que la consommation de cocaïne s’est banalisée de manière inquiétante dans notre pays ces dernières années. Selon une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), elle aurait même triplé entre 2010 et 2023. Une des explications en est la baisse très importante de son coût au cours de la même période. Toujours selon le même article, le chiffre d’affaires du marché de la cocaïne en France (3,1 milliards d’euros) aurait même dépassé celui du cannabis (2,7 milliards d’euros) en 2025, même si quantitativement celui-ci continue d’être le stupéfiant le plus largement consommé. Il semble hélas qu’il n’ait jamais été aussi facile d’acheter de la cocaïne, dans une ville comme Paris ou sur la toile, avec ses effets délétères pour la santé et la vie en société.
Les libéraux ne sont pas tous d’accord entre eux sur la question de la libéralisation, ou au contraire de la prohibition de la drogue, comme la cocaïne. Ayn Rand, par exemple, considérait qu’il n’est pas du ressort de l’État d’empêcher les individus majeurs (car par principe les mineurs doivent bien évidemment en être toujours empêchés) de consommer de la drogue, du moment qu’ils ne portent pas atteinte à la sûreté ni aux droits d’autrui. C’est selon elle à l’individu de prendre conscience des risques qu’il court en décidant de consommer de la drogue, et c’est lui qui doit s’interdire d’en consommer s’il ne veut pas s’auto-détruire. La position de l’IREF-Contrepoints est différente : « L’interdiction de la drogue n’est pas une atteinte à la liberté mais un moyen de rétablir une certaine sécurité et d’assurer l’exercice de nos libertés ». De ce point de vue, la lutte contre le trafic de drogue relève du régalien, et appelle donc une action énergique des pouvoirs publics pour tenter d’y mettre fin. Un combat rendu plus que jamais important à l’heure où la consommation de la cocaïne, entre autres produits stupéfiants, s’est dangereusement « normalisée » ces derniers temps à travers la société française.
Car enfin il ne faudrait pas que Paris, et plus généralement les métropoles de France, finissent par ressembler à New York ou San Francisco, où les toxicomanes n’hésitent plus à s’afficher tels quels, et où fait rage la consommation d’opioïdes (notamment le fentanyl). Parfois combinés à des stimulants comme la cocaïne, ces substances psychotropes tendent à transformer les individus qui en consomment en drogués errant tels de véritables zombies dans l’espace urbain… Une perspective pour le moins peu reluisante, qui ne serait guère propice à l’exercice de la liberté et de la responsabilité individuelles…
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