Sur quels sites des Alpes se tiendront les Jeux olympiques d'hiver 2030 ?
Réuni en comité exécutif, à Paris, jusqu’au 1er décembre, le Comité international olympique (CIO) a annoncé mercredi 29 novembre qu’il entrait en "dialogue ciblé" avec les porteurs de la candidature française pour les Jeux olympiques (JO) d’hiver 2030. Si ce statut ne signifie pas officiellement que les Alpes françaises organiseront ces Jeux 38 ans après ceux d’Albertville, c’est tout comme puisque les deux autres candidatures, portées par la Suisse et la Suède, sont écartées de cette phase. Il faudra néanmoins attendre le mois de juillet de l’année prochaine pour que l’annonce soit officielle. Un nouveau dossier doit en effet être déposé en juin, la décision définitive étant attendue le mois suivant.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) November 29, 2023
L’éclatement des sites semblait un inconvénient, il a été un avantage. La candidature étant portée par deux Régions, elle prévoit d’étaler les compétitions des rives du lac Léman jusqu’à celles de la Méditerranée. Quatre pôles ont en effet été retenus : Haute-Savoie, Savoie, Briançonnais et Nice-Côte d’Azur. « Mais en Suisse, les épreuves étaient prévues dans le pays entier et la Suède avait prévu plus de clusters que nous. Le fait d’organiser toute la glace à Nice a par exemple été déterminant », a révélé David Lappartient.Nice recevra en effet la seule infrastructure neuve, une patinoire de 10.000 places, pour les épreuves de patinage, curling, hockey, short-track. La région sud accueillera, à Isola, Montgenèvre et Serre-Chevalier, les épreuves de ski de bosses, acrobatique et le snowboard.
Dans la partie nord, la Savoie aura la part belle grâce à l’héritage des Jeux d’Albertville, puisque la quasi-totalité des aménagements ont été pérennisés. Les épreuves de ski alpin se tiendront à Val d’Isère et Méribel, le saut et le combiné nordique à Courchevel. En Haute-Savoie, la chaîne des Aravis accueillera les épreuves de biathlon (au Grand-Bornand) et de ski de fond (La Clusaz).Seule incertitude qui ne devrait être levée qu’en juin avec le dépôt d’un nouveau dossier technique : la localisation des épreuves de vitesse. La volonté du CIO étant d’arrêter la politique des "éléphants blancs", une délocalisation dans un pays équipé d’un anneau de vitesse pourrait être autorisée. À moins qu’un parc des expositions français soit temporairement aménagé. Mais il faut une longueur de 400 mètres…
Une cérémonie pour chaque régionLes deux Régions se partageront aussi les cérémonies. La clôture se tiendra à Nice alors que l’ouverture reviendra à Auvergne-Rhône-Alpes, sous une forme à déterminer mais qui ferait écho aux JO de Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992).
Laurent Bernard