Le Ventado(o)ur, une nouvelle histoire va s'écrire dans le cœur historique d'Ussel
C’est un bar, c’est un restaurant, un lieu de soirée, mais c’est aussi un lieu de rencontres, d’échanges, sans chichis, ce peut être aussi un salon… Bref ! comme le signale l’enseigne avec une audace toute gauloise : Le Vendato(o)ur (*), maison de plaisirs. Morale et bonne mœurs sont préservées ! Il s’agit bien des plaisirs que l’on s’accorde en société, se restaurer dans un cadre agréable.« Nous avions à cœur de participer au dynamisme du centre-ville avec un projet qui nous ressemble », lance Nicolas Gaume, l’un des trois associés à l’origine du projet. « Avec Daniel et Guillaume, nous sommes trois chefs d’entreprise et nous avions aussi envie de nous “challenger” sur un autre domaine d’activité, voir si l’on était capable de se renouveler ».
L'établissement joue la carte chic mais propose une carte et des prix attirants.
Une histoire de gens entreprenants, donc. Également l’histoire de copains pour qui le bar, le bistrot, c’est d’abord un lieu de convivialité : « Avec Virginie, la décoratrice, on a fait en sorte que chacun se sente à l’aise où que l’on soit dans l’établissement, quelle que soit l’heure, il y a des tables où l’on s’assoit d’autres où on reste debout et où les conversations entre groupe s’en trouvent facilitées… les bistrots d’antan parisiens nous ont inspiré ».
Joli pour tout le monde…Certes, on le voit, l’endroit a été pensé et la décoration, le choix des matériaux, des objets utilitaires ou décoratifs… tout a été voulu pour le confort et l’agrément. Pourtant, au Ventado(o)ur, rien d’ostentatoire, de « m’as-tu-vu ». Juste, l’éclairage a été réfléchi, le marbre des tables est joli, au mur, Virginie Lemoine a réalisé des “vidas”, (**), d’autres murs sont peints de motifs artistiques, et puis les tabourets de bar sont confortables… : « Oui, enfin, quitte à vouloir accueillir les gens, autant bien les recevoir, coupe Nicolas, mais ici, on veut recevoir tout le monde, les Ussellois méritent aussi de beaux endroits ».
Virginie Lemoine, la décoratrice avoue "s'être fait plaisir".
Virginie Lemoine, la décoratrice, intervient : « Bon, ce n’est pas un palais vénitien non plus, c’est soigné, et soigné jusque dans les toilettes parce que c’est important ».« Je ne travaille pas forcément avec les tendances, reprend la décoratrice, par exemple, il n’y a pas de coin vraiment lounge, j’ai travaillé sur un esprit bois, métal, il fallait que ce soit beau et chaleureux ». D’heureuses correspondances de couleurs aussi !
Des prix tout à fait démocratiquesAu deuxième étage, la deuxième salle à manger est cossue façon « meubles de famille » mais la modernité, c’est qu’elle fait face aux cuisines totalement ouvertes. Les cuisiniers travaillent en direct, un peu comme l’on voit dans certains restaurants japonais ou coréens.
Au deuxième étage, une salle à manger face aux cuisines totalement ouvertes où le chef cuisine en direct.Côté cuisine, on retrouve la cuisine traditionnelle type brasserie avec des plats « identitaires » à des prix tout à fait démocratiques. Comptez une formule à 15,90, plat et dessert, une seconde à 18,90, entrée, plat, dessert.L’élégance du Ventado(o)ur n’est un obstacle pour personne ! Quant à la carte des vins elle semble vouloir jouer sur un autre registre que les sempiternels vins de Bordeaux.Le Vendato(o)ur est ouvert depuis une semaine. Avec le directeur Olivier Bony à sa tête, l’équipe est prête à nous donner envie de revenir.
Au coeur du quartier historique d'Ussel, le Ventadour côtoie le palais ducal de la famille de Bernard de Ventadour.
(*) Pourquoi le Ventado(o)ur ? Le 2e (o) est un clin d’œil amical au restaurant la Co(o)rniche, célèbre à la dune du Pilat.(**) Vida. Textes anciens contant la vie des troubadours célèbres.
A tester. Le Vendato(o)ur proposera un bar à huîtres en extérieur pour la période des fêtes à partir du 16 décembre. Et pour le 1er janvier, une journée singulière, on pourra se retrouver autour d’un brunch, l’un à 10 h 30, le second vers 13 heures.
Arnaud Besnard