Face à la Géorgie, les Fidji ont joué à se faire peur mais la victoire 17-12 va servir de "bonne leçon pour la suite"
En seulement quinze petits jours, les Fidji ont donc failli tout gâcher. Ils ont bien failli réduire pratiquement à néant leur historique victoire face à l’Australie.
Face à la Géorgie ce samedi, les “Flying Fijians” ont tout sauf survolé la rencontre. À vrai dire, ils ont même failli se crasher après un premier acte à jeter, avec une touche balbutiante, d’incroyables fautes de mains à répétition et un manque de cohérence dans le jeu.
L’exact inverse de ce qu’ils avaient montré à Saint-Étienne face aux Australiens. Conscients de jouer leur qualification pour les quarts de finale face à la Géorgie en cas de victoire bonifiée – la première depuis 2007 – les joueurs de Simon Raiwalui ont été rattrapés par l’enjeu et la pression et n’ont jamais semblé maîtriser leur rugby. La faute à un surplus de confiance ?
« Non, absolument pas même s’il y a beaucoup de bruit autour de notre équipe. Mais on ne doit pas se disperser. Cette rencontre est une bonne leçon pour la suite », confessait le sélectionneur.
Les Fidji passent devant à la 65e minuteIl a finalement fallu attendre la… 65e minute pour les voir enfin passer devant grâce à une pénalité peu académique de Lomani. Trois minutes plus tard, Botia se jouait de quatre défenseurs pour envoyer Habosi à l’essai (17-9).Les Fidjiens auraient alors pu se libérer et imaginer aller chercher deux essais supplémentaires synonymes de bonus offensif, mais il n’en a finalement rien été.
La faute à, encore, beaucoup trop d’approximations dans le jeu et des choix douteux de la charnière qui a illustré à elle seule la difficulté d’enchaîner les performances de haut vol d’un match à l’autre. Surtout sous pression.
Sans l’intervention de Droasese dans les dernières secondes, les Fidji auraient pu se saborder face à une équipe de Géorgie exemplaire de courage et d’abnégation.
La balle de match était d’ailleurs entre les mains des… “Lelos” qui amorçaient une relance de 80 mètres après la sirène. Et, comme un symbole d’une rencontre manquée en défense avec plus de 30 plaquages ratés côté Fidji, la Géorgie aurait pu arracher un succès mérité sans un retour miraculeux de l’arrière Droasese.
Un petit point à encore aller chercherPassés tout près de la correctionnelle, les joueurs du Pacifique ont montré les lacunes d’une encore petite nation mais aussi la solidité d’une grande, en parvenant à renverser la vapeur malgré une mauvaise copie.
Il ne manque désormais officiellement qu’un petit point à décrocher face au Portugal, lors de la dernière journée de cette poule C, pour valider le billet en quart de finale.
À Bordeaux, Benjamin Pommier