Saint-Simon et Saint-Cernin sur la même ligne avant le derby cantalien de Fédérale 3
Plus qu’un derby basque qui n’existe plus dans l’Élite, plus aussi peut-être qu’un Irlande-Afrique-du Sud dans le Mondial qui arrivait un peu tôt dans la compétition, l'affiche de ce dimanche 1er octobre a été cochée, soulignée, entourée et tutti quanti sur le calendrier pour peu qu’on soit habitué du Moulin à Vent ou du Pontail. Et c’est dans la vallée de la Jordanne que va se jouer la première manche du derby cantalien de Fédérale 3 (J3, 15 h 15).
Un classique, dans les têtes depuis cet été, et plus encore depuis la fin de saison dernière où les Doriens s’étaient imposés dans le final et la boue, perpétuant une tradition que les Saint-Simoniens entendent bien interrompre.
« Ça dépasse le rugby »« C’est le match que tout le monde attend et le club ne l’a jamais gagné. Les dirigeants m’ont parlé d’une victoire, mais en Coupe du Cantal il y a 30 ans », constate Arnaud Magne, qui va vivre son premier derby dans la peau d’un Black de la Vallée et qui met un point d’honneur bien préparer ce rendez-vous, lui qui insiste depuis son arrivée sur le banc sur cette notion d’identité.
« C’est quelque chose que les joueurs attendent et comme je leur ai dit, ça dépasse le rugby, ça compte aussi dans leur vie d’homme. Et c’est un match qui peut vraiment nous apporter si on le gagne »
Le technicien sait aussi que la tâche sera rude, mais qui peut compter sur quelques renforts, notamment derrière, avec les retours de Roume et Blanqui au centre, mais aussi de Thomas Fargues, qui s’y connaît en derbies. Un match qui, peut-être, était déjà un peu dans les têtes la semaine dernière à Saint-Astier.
Vainqueur du promu Naves en ouverture de la saison, Saint-Simon aura l'avantage du terrain pour cette première manche du derby... qu'il n'a encore jamais gagné en championnat. Photo William Duran
« Ça a peut-être un peu joué sur l’entame. Après, on a retrouvé un peu d’agressivité, mais il faut bien retenir qu’on a joué une équipe qui est vraiment très solide. On sait que Saint-Astier, comme Vergt ou Figeac, sont d’un niveau au-dessus et ne jouent pas tout à fait le même championnat », tempère le coach dont les troupes se sont lourdement inclinées lors de la deuxième journée (49-7).
Une affiche qui arrive à point nommé pour rebondirUn revers relativisé, donc, alors que Saint-Cernin va se présenter avec également une grosse déception à digérer de son côté. Battu à domicile (36-11), ce qui n’était pas arrivé depuis belle lurette, qui plus est avec un score lourd, Saint-Cernin devrait se présenter « vexé » dans la vallée de la Jordanne. « On sait quelles sont leurs valeurs, on sait qu’ils voudront se rattraper », prévient Arnaud Magne.
Fédérale 3 : Saint-Cernin a subi la loi de Vergt
Se rattraper, c’est aussi le leitmotiv des Orange et Noir. « Après le match contre Vergt, c’est vrai qu’on avait la tête basse, mais on a remis des choses en place dès mercredi, et on compte bien se racheter », pointe Stéphane Suc, le coentraîneur dorien. Si la notion de rattrapage est centrale, celle de derby ne passe pas au second plan pour autant du côté du Plateau.
"Un derby, ça se respecte et ça se gagne"« Un derby ça se respecte et ça se gagne. C’est vrai qu’on ne l’a jamais perdu, et c’est important », poursuit le technicien qui met en avant la qualité de l’équipe de Vergt lors de la deuxième journée, mais relève également que Saint-Cernin avait peut-être témoigné d’un manque d’envie par rapport à ses standards.
Finalement, l’affiche proposée ce dimanche est peut-être la meilleure opportunité qui soit pour les Damiers qui se sont également donnés comme mission centrale de retrouver leur jeu.En même temps qu'un succès, Saint-Cernin espère retrouver son jeu, après deux rencontres, où la production rugbystique n'a pas été au rendez-vous.
« Ça fait deux matches, contre Argentat et Vergt qu’on ne produit rien. On doit retrouver ça. Ce n’est pas notre identité », prévient Stéphane Suc qui accueille favorablement les conditions prévues aujourd’hui.
Indépendamment des fortes chaleurs annoncées, une météo radieuse est un atout pour mettre du volume et déplacer le ballon. Une recette qui a réussi ces dernières années.
Après un dernier derby qui s’était surtout joué devant il y a quelques mois, c'est en tout cas la promesse, des deux côtés, de voir du spectacle au Pontail. Car un derby, ça se respecte. Ça se gagne. Mais ça a encore une plus grande valeur avec de belles envolées de part et d’autre.
Jean-Paul Cohade
Les groupesSaint-Simon. Chaliers, Rachou, Taukeiaho ; Gandilhon, Gibert ; Limbertie, Manhès, M. Eminidi ; (m) Doucet, (m) Salles ; Fargues, Blanqui, Roume, Calmejane ; Mourgues. Champs, L. Eminidi, Cros, Faure, Rigal, Cheyzeau, Mielvaque. Saint-Cernin. Ay. Lamouroux, Pedrazani, Despalles, Mercier, Cheymol, Lescure, Capel, Chausy, Zaragoza, R. Besombes, Al. Lamouroux, Demoulin, T. Mongil, G. Mongil, Condamine, Volpilhac, Chauvet, Clamagerant, B. Besombes, Poumeyrol, Delmon, Dayral.